Modèle de facture de traduction

Lorsqu’on travaille dans les métiers linguistiques, on passe son temps à choisir le mot juste, à respecter le ton, à vérifier le contexte… et on repousse souvent la facturation au lendemain. Jusqu’au moment où un client vous répond : « Il manque la langue source/cible, la période, et l’échéance ». Et là, votre paiement se décale alors que le travail est livré.

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    Vous allez voir comment utiliser un modèle de facture de traduction clair, propre et pro, sans jargon. On parle aussi d’interprétariat, de tarifs (au mot, à l’heure, à la journée), de frais, d’estimation, et de la meilleure façon d’envoyer une facture pour être payé sans relance interminable.

    Résumé

    • Un modèle de facture de traduction vous aide à créer un document clair qui passe en compta du premier coup.
    • Les champs qui évitent les retards : numéro, date d’émission de la facture, date d’échéance, détail des services rendus, total, modalités de paiement.
    • Selon la situation, vous facturez au mot, au forfait, à la durée (interprète) ou à la journée.
    • Vous pouvez télécharger un modèle au format DOCX, Excel et Google Docs, puis exporter en facture au format PDF pour l’envoi.
    • Pour les missions régulières, les factures par e-mail et la facture récurrente simplifient le suivi.

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          À quoi sert une facture de traduction ?

          Une facture sert d’abord à déclencher le règlement. Mais dans les métiers de la langue, elle sert aussi à clarifier le périmètre : ce qui a été traduit, relu, adapté, ou interprété, sur quelle période, et avec quel tarif.

          Concrètement, une facture pour les services de traduction doit permettre au client de comprendre en quelques secondes :

          • quoi : traduction, relecture, post-édition, interprétariat, adaptation ;
          • combien : volume (mots, pages, feuillets) ou durée (heures) ;
          • à quel prix : tarif unitaire + total ;
          • quand payer : échéance ;
          • comment payer : virement, carte, autre.

          Côté entreprise, c’est aussi un outil de tenue de dossiers : vous suivez vos comptes, vous gardez l’historique des factures et de documents, et vous préparez plus facilement la période fiscale.

          Facture en français ou facture en anglais : quelle version choisir ?

          Si votre client est basé en France, une facture en français reste la plus simple. Pour un client international, une facture en anglais peut accélérer le traitement interne (notamment dans une équipe comptable non francophone).

          Bonne pratique : gardez un seul modèle et traduisez seulement les libellés. Par exemple :

          • « Facture » → “Invoice”
          • « Date d’échéance » → “Due date”
          • « Adresse de facturation » → “Billing address”

          Vous restez cohérent, vous évitez les erreurs, et vous ne dupliquez pas votre processus.

          Mentions et informations : ce que votre facture doit contenir (sans la rendre illisible)

          Une facture de prestation linguistique n’a pas besoin d’être longue, mais elle doit être complète. Voici les blocs essentiels.

          Vos informations (prestataire)

          • nom / raison sociale ;
          • adresse, e-mail, téléphone ;
          • identifiants selon votre statut ;
          • votre logo (optionnel).

          Les coordonnées de votre client

          Ajoutez clairement les coordonnées de votre client : nom, société, adresse, e-mail. Si vous avez un contact compta, c’est encore mieux : c’est souvent lui qui valide.

          Références de la facture

          • un numéro unique ;
          • la date d’émission ;
          • la date d’échéance ;
          • une référence de projet (utile si le client a un bon de commande).

          Détail des services fournis

          Votre tableau doit montrer les services fournis et le coût de chacun : désignation, unité, quantité, prix unitaire, total.

          Comment fixer le prix : au mot, au forfait, à l’heure ou à la journée

          Les traducteurs n’ont pas tous le même modèle économique, et c’est normal. L’important, c’est d’être transparent sur l’unité.

          Facturer au mot (traduction)

          C’est la méthode la plus courante. Dans la ligne, indiquez :

          • langue source → langue cible ;
          • nombre de mots ;
          • tarif au mot ;
          • total.

          Facturer au forfait (projet)

          Utile quand le périmètre est clair : une page web, une brochure courte, une série de fiches produit. Dans ce cas, décrivez ce que le forfait couvre (et ce qu’il ne couvre pas).

          Facturer à la durée (interprète, relecture, support)

          Pour l’interprétariat ou une relecture complexe, la facturation à la durée est souvent la plus logique. Indiquez le taux horaire, le nombre d’heures, et la période.

          Facturer à la journée

          En interprétation événementielle, la journée est un repère simple. Ajoutez les frais éventuels (déplacement, matériel) en lignes séparées.

          Modèle De Facture Pour Services : comment structurer les lignes (exemples prêts à copier)

          Pour éviter les “je ne comprends pas ce total”, structurez votre facture en blocs :

          • prestation principale ;
          • options ;
          • frais.

          Voici des exemples de lignes :

          • Traduction EN → FR, 2 800 mots, domaine SaaS
          • Relecture et correction, 2 800 mots
          • Post-édition (MTPE), 10 000 mots
          • Interprétation consécutive, 2 heures, réunion
          • Gestion de projet / coordination, forfait
          • Urgence (livraison 24 h), supplément
          • Déplacement (interprète), forfait

          Ce type de détail est suffisamment précis pour la compta, sans être verbeux.

          Devis : pourquoi vous devriez presque toujours en proposer un

          L’estimation n’est pas qu’une formalité. En traduction, elle évite les discussions sur le volume ou le délai (“finalement il y avait une nouvelle version du fichier”). Une proposition claire vous protège, et la facture devient un simple rappel de ce qui a été validé.

          Dans la pratique, vous pouvez préparer :

          • un devis au mot (avec estimation de volume) ;
          • une proposition au forfait (avec périmètre) ;
          • un devis à la journée (pour interprétation).

          Et si le client demande une facture “avant prestation”, vous pouvez utiliser une facture de prépaiement (ou un document équivalent selon votre process).

          Créer une facture de traduction : la méthode en 12 étapes

          Voici une routine qui marche, même quand vous avez plusieurs projets en parallèle.

          1. Dupliquez votre modèle de facture.
          2. Vérifiez vos informations (prestataire).
          3. Ajoutez les coordonnées de votre client.
          4. Attribuez un numéro de facture unique.
          5. Indiquez la date d’émission.
          6. Indiquez l’échéance.
          7. Ajoutez vos services (traduction, relecture, interprète, etc.).
          8. Précisez l’unité (mot/heure/journée/forfait).
          9. Ajoutez les frais éventuels (urgence, déplacement, mise en page).
          10. Calculez le total et vérifiez la taxe/TVA si applicable.
          11. Ajoutez les modalités et conditions de paiement.
          12. Exportez et envoyez.

          Clair, répétable, et surtout : ça réduit les retours.

          DOCX, Excel, Google Docs : quel format utiliser au quotidien ?

          DOCX

          Parfait si vous voulez un document propre, avec une mise en page stable et des blocs clairs.

          Excel

          Excel est idéal si vous avez beaucoup de lignes, ou si vous mélangez plusieurs unités (mots + heures + frais). Une feuille bien faite limite les erreurs de total.

          Google Docs et Google Sheets

          Pratique si vous travaillez depuis plusieurs appareils, ou si vous collaborez (agence, équipe). Vous gardez le modèle accessible, et vous exportez ensuite.

          Version finale à partager

          Quel que soit l’outil de création, l’envoi dans un format final reste un standard : la mise en page ne bouge pas, et le fichier s’archive facilement.

          Envoyer une facture : email et bonne organisation

          Pour transmettre une facture, la méthode la plus simple est souvent l’e-mail, avec une pièce jointe en format final.

          Conseils concrets :

          • Objet clair : « Facture 2026-0XX – Prestation linguistique – échéance JJ/MM/AAAA »
          • Pièce jointe : document final
          • Message court : montant + échéance + référence de projet

          Si vous envoyez des factures par e-mail régulièrement, gardez toujours la même structure. Les services comptables aiment les habitudes : c’est ce qui accélère la validation.

          Factures électroniques : ce que ça change (et comment s’y préparer)

          Les factures électroniques sont de plus en plus présentes dans les process B2B, surtout avec des clients organisés. Même si vous continuez à envoyer un PDF, une facture structurée (références, dates, lignes claires) s’intègre mieux dans leurs systèmes.

          Votre meilleure préparation, c’est la cohérence : numérotation, mêmes intitulés, mêmes formats, mêmes conditions.

          Traduire, adapter, localiser : distinguez vos services dans la facture

          “Traduire” n’est pas toujours “traduire”. Et vos clients le savent. Si vous faites de la transcréation, de la localisation UI, de l’adaptation marketing, dites-le. C’est aussi une façon de valoriser votre expertise.

          Exemples :

          • Localisation UI (strings), 1 200 mots
          • Adaptation marketing (transcréation), forfait
          • Harmonisation terminologique, forfait
          • Mise à jour d’une version (diff), X mots

          Vous facturez plus proprement, et vous positionnez votre service plus haut que “juste traduire”.

          Suivi, comptabilité et impayés : gardez ça léger

          Vous n’avez pas besoin d’un système compliqué. Un système stable suffit.

          • Un dossier par mois ou par client ;
          • Un nom de fichier standard ;
          • Un petit tableau de suivi : numéro, date, total, payé / non payé.

          En cas de retard, une relance courte fonctionne bien :

          • J+3 : rappel cordial ;
          • J+10 : relance ferme + demande d’un délai ;
          • J+20 : dernier rappel clair.

          Facture standard, récurrente, prépaiement : quel type choisir ?

          Facture standard

          Une mission, une facture. Parfait pour un projet ponctuel.

          Facture récurrente

          Idéal si vous travaillez au long cours (agence, éditeur, SaaS) : vous regroupez les livraisons d’une période sur un seul document.

          Facture de prépaiement

          Utile pour un nouveau client, un gros volume, ou une urgence : vous sécurisez votre temps et votre trésorerie.

          Facture basée sur le temps

          Pour l’interprète, la relecture ou le support : heures ou journée, avec un taux clair.

          Facture de crédit / facture de débit / facture mixte

          Rare, mais utile si vous devez corriger un montant, appliquer un avoir, ou ajouter un supplément après accord.

          Scénarios pratiques : deux factures qui passent (et une qui bloque)

          Scénario 1 : traduction au mot, client B2B

          Vous envoyez une facture avec : référence de commande, EN → FR, 8 500 mots, tarif au mot, échéance à 30 jours. Résultat : validation rapide.

          Scénario 2 : interprète sur une demi-journée

          Vous indiquez : type d’interprétation, 4 heures, taux horaire, lieu et horaire, frais de déplacement séparés. La compta comprend tout.

          Scénario 3 : facture “Traduction – 1 200 €”

          Aucune langue, aucun volume, pas d’échéance. Le client vous redemande des infos, et le paiement glisse. C’est exactement ce que le modèle vous évite.

          FAQ : modèle de facture de traduction

          Faut-il indiquer les langues ?

          Oui. “FR → EN” ou “EN → FR” suffit, mais c’est une information très utile.

          Peut-on facturer la relecture séparément ?

          Oui, et c’est souvent une bonne idée : vous distinguez la valeur ajoutée.

          Quel format envoyer ?

          Dans la majorité des cas : une version finale imprimable.

          Dois-je mentionner les frais ?

          Oui, en lignes séparées : c’est plus clair et plus acceptable.

          Et si mon client est dans l’Union européenne ?

          Si vous travaillez avec un client dans l’Union européenne, assurez-vous que la facture est cohérente avec votre situation fiscale (TVA, mentions). En cas de doute, validez votre modèle une fois, puis gardez la même structure.

          Conclusion

          Vous êtes payé pour votre précision. Votre facture doit être aussi claire que votre traduction : un document propre, des services expliqués, un prix transparent, et des modalités de paiement lisibles. Avec un modèle stable, vous facturez plus vite, vous réduisez les retours, et vous encaissez plus sereinement.

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