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Liste de colisage : contenu et modèle 2026

Liste de colisage : contenu et modèle 2026

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Un colis arrive incomplet et personne ne sait lequel manque, ni ce qu’il contenait exactement. Sans une liste de colisage précise, colis par colis, impossible de le prouver à votre transporteur ou à votre client.

Ce qu’une liste de colisage sert à faire, et ce qu’elle ne fait pas

Une liste de colisage, aussi appelée packing list, décrit le contenu physique d’un envoi, colis par colis. Elle répond à une seule question, mais une question centrale : qu’est ce qu’il y a exactement dans chaque carton, chaque caisse ou chaque palette qui compose l’expédition. Ce n’est ni un document commercial, ni un document comptable. C’est un document opérationnel, écrit pour être lu au moment où les colis arrivent physiquement quelque part, que ce soit un entrepôt, un chantier ou les locaux d’un client.

Concrètement, une bonne liste de colisage permet trois choses que rien d’autre ne permet aussi bien. D’abord, vérifier une réception sans devoir ouvrir tous les colis un par un : on compare ce qui est écrit avec ce qui est arrivé physiquement, colis par colis. Ensuite, identifier immédiatement quel colis précis manque si la livraison est incomplète, plutôt que de constater vaguement qu’il manque « quelque chose ». Enfin, disposer d’une preuve écrite en cas de contestation, parce que le document décrit ce qui aurait dû être présent, à quel endroit, et sous quelle forme.

Ce qu’elle ne fait pas, en revanche, est tout aussi important à comprendre. Elle ne fixe aucun prix, elle n’a aucune valeur fiscale, elle ne déclenche aucune obligation de paiement et elle ne remplace en rien les documents commerciaux qui accompagnent une vente. Une liste de colisage qui se contente de reprendre les lignes d’un bon de commande, sans jamais préciser ce qui se trouve dans quel colis, n’a aucune utilité réelle : elle ne sert à rien au moment où on en a le plus besoin, c’est à dire à la réception ou en cas de litige.

La différence avec la facture, le bon de livraison et le bon de commande

Ces quatre documents accompagnent souvent la même expédition, et c’est justement ce qui crée de la confusion. Chacun répond pourtant à un besoin différent, et les confondre revient à perdre l’intérêt de chacun. Le bon de commande formalise ce que le client a demandé, la facture formalise ce qui est dû financièrement, le bon de livraison atteste qu’une remise physique a eu lieu à une date donnée, et la liste de colisage décrit comment cette remise physique se décompose, colis par colis. Sur un envoi payé franco de port, par exemple, la question du transport est déjà réglée dans les conditions commerciales, mais elle ne dit rien sur la composition physique des colis : c’est justement le rôle de la liste de colisage de combler ce vide.

Le tableau suivant résume ce que contient chaque document, qui l’émet en général et à quoi il sert concrètement.

Document Ce qu’il contient Qui l’émet À quoi il sert
Bon de commande Les articles demandés, les quantités souhaitées, les conditions convenues Le client acheteur Formaliser une demande d’achat avant expédition
Facture Les articles vendus, les prix unitaires, les taxes, le total à payer Le fournisseur ou vendeur Déclencher et justifier le paiement
Bon de livraison La confirmation qu’une remise physique a eu lieu, souvent signée à réception Le transporteur ou l’expéditeur Attester la livraison globale à une date donnée
Liste de colisage Le détail physique de chaque colis : contenu, quantité, poids, dimensions L’expéditeur ou le service logistique Vérifier et réceptionner colis par colis, sans tout déballer

Ce qui distingue vraiment la liste de colisage des trois autres, c’est son niveau de granularité. Une facture peut regrouper plusieurs colis sous une seule ligne d’article, un bon de livraison peut se limiter à une signature globale, mais seule la liste de colisage descend jusqu’au colis individuel. C’est cette descente au niveau du colis qui en fait un outil de contrôle, alors que les autres documents restent des outils de constat global.

Ce qu’une liste de colisage doit contenir, rubrique par rubrique

Une liste de colisage complète repose sur un nombre limité de rubriques, mais chacune a une fonction précise. Omettre une rubrique, ce n’est pas juste alléger le document, c’est souvent retirer la seule information qui permettrait de résoudre un problème plus tard. Voici les rubriques qui doivent systématiquement apparaître, et la raison d’être de chacune.

Rubrique Ce qu’on y écrit Pourquoi
Identification de l’expédition Un numéro ou une référence unique attribuée à l’envoi Retrouver ce document précis parmi tous les envois traités
Expéditeur et destinataire Nom, adresse et contact des deux parties Savoir d’où vient l’envoi et où il doit arriver, sans ambiguïté
Référence commande ou facture Le numéro du bon de commande ou de la facture associée Relier la liste de colisage à la transaction commerciale correspondante
Numérotation des colis Un numéro pour chaque colis, du type colis 1 sur 6, colis 2 sur 6 Permettre de contrôler le nombre total de colis reçus
Détail du contenu par colis La désignation précise de ce qui se trouve dans chaque colis Vérifier une réception colis par colis, sans tout déballer
Quantité et unité par ligne Le nombre d’articles et l’unité utilisée, pièce, carton, lot Contrôler que rien ne manque à l’intérieur d’un colis donné
Poids par colis et poids total Le poids de chaque colis, puis la somme sur l’ensemble Anticiper la manutention et détecter une anomalie de poids
Dimensions par colis Longueur, largeur, hauteur de chaque colis Organiser le transport et le stockage à l’arrivée
Mode de transport prévu Route, mer, air, ou une combinaison Adapter le contrôle à la réalité du trajet parcouru
Date d’établissement et signature La date de rédaction et le nom de la personne responsable Fixer une traçabilité sur qui a préparé et validé le document

Aucune de ces rubriques n’est décorative. Une liste de colisage sans numérotation des colis, par exemple, oblige le destinataire à deviner à quel colis correspond quelle ligne, ce qui annule une bonne partie de l’utilité du document dès la réception.

Décrire le contenu colis par colis, la partie que tout le monde bâcle

C’est ici qu’une liste de colisage échoue, et c’est aussi ce qui les distingue vraiment d’une simple copie de commande. Beaucoup d’expéditeurs se contentent de reprendre les lignes du bon de commande ou de la facture, en ajoutant vaguement une colonne « colis », sans jamais dire précisément ce que contient chaque colis pris individuellement. Le résultat est une liste qui ressemble à une facture allégée, mais qui ne dit rien sur la répartition physique réelle des marchandises.

Prenons un exemple simple. Une commande porte sur deux bureaux, quatre chaises et trois caissons de rangement. Une liste de colisage mal construite se limitera à reprendre ces trois lignes avec une quantité totale, sans préciser comment ces articles sont répartis entre les colis. Une liste de colisage bien construite dira, elle, que le colis 1 contient les deux bureaux démontés, que le colis 2 contient les quatre chaises, et que le colis 3 contient les trois caissons. Cette différence paraît anodine tant que tout se passe bien. Elle devient déterminante le jour où un colis manque : dans le premier cas, personne ne sait ce qui a disparu ; dans le second, on sait immédiatement qu’il manque, par exemple, le colis contenant les chaises.

Décrire le contenu colis par colis suppose donc de partir du colis lui-même comme unité de description, et non de la ligne de commande. Cela signifie qu’un même article peut apparaître réparti sur plusieurs colis, et qu’un même colis peut contenir des articles très différents. La désignation doit rester précise sans être un roman : le nom de l’article, sa référence si elle existe, et la quantité présente dans ce colis précis. Une désignation vague comme « pièces détachées » n’aide personne. Une désignation comme « visserie de montage pour bureau réf. BX-140, 1 carton » permet, elle, un contrôle réel à l’arrivée.

Cette rigueur demande un peu plus de temps au moment de la préparation, mais elle évite des heures de recherche et de discussion au moment où un problème survient. C’est un investissement minime comparé au coût d’un litige qu’on ne peut pas trancher faute de détail.

Le marquage physique des colis et la correspondance avec le document

Une liste de colisage, même parfaitement détaillée sur le papier, ne vaut absolument rien si elle ne correspond pas à ce qui est écrit physiquement sur les colis eux-mêmes. C’est le point le plus négligé, et pourtant c’est celui qui fait toute la différence entre un document utile et un document décoratif. Le principe est simple : le numéro inscrit sur le carton, la caisse ou la palette doit être exactement le même que celui qui figure sur la ligne correspondante de la liste de colisage. Sans cette correspondance exacte, le destinataire n’a strictement aucun moyen de savoir quel colis physique correspond à quelle ligne du document.

Imaginons une expédition de six colis, tous marqués simplement « 1/6 », « 2/6 », et ainsi de suite, sans aucune indication de contenu sur le carton. Si la liste de colisage indique que le colis 3 contient des écrans d’ordinateur, mais que le marquage sur le carton s’est effacé ou a été mal reporté lors du chargement, le lien entre le document et la réalité physique disparaît. Le destinataire reçoit six cartons anonymes et un document qui ne lui permet plus rien de vérifier. En cas de colis manquant ou de casse, il devient impossible de prouver quoi que ce soit : ni ce qui a été envoyé, ni ce qui est arrivé, ni ce qui a disparu en cours de route.

Le marquage physique doit donc reprendre, au minimum, le numéro du colis tel qu’il apparaît dans la liste, et idéalement une référence à l’expédition globale pour éviter toute confusion avec un autre envoi en cours de manutention. Sur des expéditions groupées sur des palettes, la question se pose avec encore plus d’acuité : si plusieurs colis sont filmés ensemble sur une palette, il faut que chaque colis individuel reste identifiable, ou que la liste de colisage précise explicitement que tel groupe de colis constitue telle palette. La palettisation facilite la manutention, mais elle ne doit jamais faire perdre la traçabilité individuelle de chaque colis qui la compose.

Cette exigence de correspondance n’est pas une formalité administrative, c’est la condition même pour que le document remplisse sa fonction. Une liste de colisage et un marquage de colis qui ne se répondent pas exactement transforment un outil de contrôle en une source de confusion supplémentaire.

Les poids et les dimensions, ce qu’on mesure vraiment et pourquoi

Le poids et les dimensions ne sont pas des informations accessoires qu’on ajoute pour faire bonne mesure. Elles servent à des usages très concrets, à chaque étape du transport. Le poids permet d’anticiper la manutention, de vérifier qu’aucun colis n’a été substitué ou allégé en cours de route, et de contrôler la cohérence globale de l’expédition. Les dimensions permettent d’organiser le chargement, de vérifier qu’un colis pourra effectivement passer par une porte ou un ascenseur chez le destinataire, et d’anticiper l’espace de stockage nécessaire à l’arrivée.

Il existe une distinction importante entre le poids net, qui correspond uniquement à la marchandise, et le poids brut, qui inclut l’emballage. Une liste de colisage doit toujours préciser de quel poids il s’agit, faute de quoi une comparaison entre deux documents ou deux étapes du transport devient impossible. La même remarque vaut pour les dimensions : il faut indiquer si elles concernent le colis emballé, prêt à être transporté, ou seulement le contenu une fois déballé. Dans la pratique, ce sont presque toujours les dimensions du colis emballé qui comptent, puisque c’est cette forme qui doit être manutentionnée, stockée et transportée.

Sur des envois volumineux ou lourds, ces informations deviennent déterminantes pour choisir le bon mode de transport et éviter une mauvaise surprise au moment du chargement. Un colis dont le poids annoncé ne correspond pas au poids réel constaté lors de la manutention doit immédiatement alerter : soit une erreur de préparation a eu lieu, soit le contenu a été modifié en cours de route. C’est précisément parce que le poids et les dimensions sont mesurés et non estimés qu’ils deviennent un indicateur fiable de cohérence entre ce qui a été préparé et ce qui circule réellement.

Le cas des colis hétérogènes et des envois partiels

Toutes les expéditions ne sont pas composées de colis homogènes contenant chacun un seul type d’article. Il arrive fréquemment qu’un colis rassemble plusieurs références différentes, par exemple des accessoires de tailles variées regroupés dans un même carton pour optimiser l’espace. Dans ce cas, la liste de colisage doit détailler chaque référence présente dans le colis, avec sa propre quantité, plutôt que de se contenter d’une mention globale comme « divers accessoires ». Un colis hétérogène mal décrit est un colis qu’on ne pourra jamais vérifier correctement à l’arrivée, puisqu’on ne saura pas exactement ce qui devait s’y trouver.

Le cas des envois partiels demande une attention tout aussi rigoureuse. Il arrive qu’une commande complète ne puisse pas être expédiée en une seule fois, souvent en raison d’une rupture de stock sur une partie des articles commandés. Dans cette situation, chaque liste de colisage doit préciser clairement qu’il s’agit d’un envoi partiel, indiquer quels articles sont expédiés dans ce lot précis, et idéalement mentionner que le reste de la commande fera l’objet d’un envoi ultérieur séparé. Sans cette précision, le destinataire risque de considérer, à tort, que la commande est complète, et de ne signaler aucun manque alors qu’un second envoi est censé suivre.

Ce point est particulièrement sensible parce qu’il touche directement à la crédibilité du document. Une liste de colisage qui ne distingue pas un envoi complet d’un envoi partiel crée une ambiguïté que ni le client ni le transporteur ne pourront lever seuls. La règle à retenir est simple : chaque liste de colisage doit correspondre exactement à ce qui part physiquement ce jour-là, ni plus, ni moins, et rien ne doit laisser supposer qu’elle couvre une commande dans son intégralité si ce n’est pas le cas.

À quoi elle sert au moment de la réception chez le client

C’est au moment de la réception que la liste de colisage prouve réellement son utilité, ou révèle ses lacunes si elle a été bâclée. Le destinataire, qu’il s’agisse d’un client final, d’un entrepôt intermédiaire ou d’une équipe de chantier, reçoit un ensemble de colis et dispose, en théorie, d’un document qui lui permet de les contrôler sans devoir tout déballer immédiatement. Il compte les colis, vérifie que le nombre correspond, puis contrôle, colis par colis, que le contenu annoncé correspond à ce qui est écrit sur le carton et dans la liste.

Ce contrôle a un impact direct sur les délais opérationnels. Un destinataire qui doit ouvrir tous les colis pour vérifier leur contenu, faute de description fiable, perd un temps considérable et retarde la mise à disposition réelle de la marchandise. À l’inverse, une liste de colisage bien construite permet une réception rapide, avec un contrôle visuel des numéros de colis et un rapprochement immédiat avec le document. Cette rapidité compte particulièrement lorsque le délai de livraison annoncé au client final dépend directement de la vitesse à laquelle la marchandise reçue peut être remise en circulation, stockée ou installée.

La réception est aussi le moment où une anomalie doit être constatée immédiatement, et non plusieurs jours plus tard. Un colis manquant, un colis endommagé ou un contenu qui ne correspond pas à la description doit être noté sur le champ, idéalement directement sur le document de réception, avec une référence précise au numéro de colis concerné. Plus ce constat est précis et rapide, plus il sera facile de le faire valoir ensuite auprès du transporteur ou de l’expéditeur.

À quoi elle sert en cas de litige ou de casse

C’est dans les situations de litige que la valeur d’une liste de colisage bien construite devient évidente, et que celle d’une liste bâclée devient un problème réel. En cas de colis manquant, de marchandise endommagée ou de contenu incomplet, la liste de colisage constitue la seule preuve écrite de ce qui aurait dû se trouver physiquement dans l’envoi. Sans elle, il ne reste que la parole de chacun, ce qui ne permet généralement pas de trancher un désaccord entre un expéditeur, un transporteur et un destinataire.

Pour qu’une réclamation ait une chance d’aboutir, elle doit s’appuyer sur trois éléments precis : le numéro du colis concerné, la description exacte de ce qu’il devait contenir selon la liste de colisage, et la constatation faite à la réception, idéalement documentée par une photo ou une mention écrite au moment même du contrôle. C’est exactement pour cette raison que la correspondance entre le marquage physique des colis et le document prend tout son sens : sans cette correspondance, il devient impossible de rattacher une anomalie constatée à une ligne précise du document, et la réclamation perd toute sa force.

Un exemple concret illustre bien cette mécanique. Si un colis numéroté 4 arrive visiblement écrasé, et que la liste de colisage indique que ce colis 4 contenait quatre écrans d’ordinateur, le destinataire peut immédiatement rattacher la casse constatée à un contenu précis, et non à une vague estimation de « matériel électronique ». Cette précision facilite grandement la discussion avec l’assureur, le transporteur ou l’expéditeur, puisque chacun travaille sur la même base factuelle plutôt que sur des approximations.

Le cas particulier de l’expédition internationale

Lorsqu’une expédition franchit une frontière, la liste de colisage prend un rôle supplémentaire, sans pour autant devenir un document douanier à part entière. Elle sert de référence physique lors des contrôles, en permettant de vérifier rapidement, colis par colis, que le contenu déclaré correspond à ce qui est réellement transporté. Elle facilite aussi le travail du transitaire, qui s’appuie sur cette description détaillée pour préparer les documents qui, eux, relèvent véritablement de la réglementation douanière.

Il est important de rester prudent sur ce point : une liste de colisage n’est pas, en elle-même, un document douanier, et elle ne suffit jamais à elle seule pour dédouaner une marchandise. Elle vient en complément d’autres documents, dont la nature et le nombre varient selon le pays de destination, la nature de la marchandise et le mode de transport utilisé. C’est pourquoi, pour toute expédition à destination d’un pays hors de l’Union européenne, il est indispensable de se faire confirmer par son transitaire ou son transporteur la liste exacte des documents exigés, plutôt que de supposer qu’une liste de colisage bien faite suffira à couvrir toutes les exigences administratives.

Les conditions de transport international soulèvent aussi des questions de répartition des responsabilités entre expéditeur et destinataire, notamment sur le lieu où la marchandise change de main et sur qui assume les formalités à chaque étape. Ces questions relèvent des incoterms négociés entre les parties, par exemple un incoterm de type DAP, où le vendeur assume le transport jusqu’à un lieu convenu chez l’acheteur. D’autres accords, comme un incoterm EXW, transfèrent la responsabilité du transport à l’acheteur dès le départ des locaux du vendeur. Dans les deux cas, la liste de colisage reste identique dans sa fonction : décrire fidèlement le contenu physique de l’envoi, indépendamment de qui organise et paie le transport.

Sur une expédition internationale, la rigueur du marquage des colis et de la description colis par colis devient encore plus déterminante qu’sur un envoi national, parce que le nombre d’intermédiaires impliqués augmente les risques de manutention, de transfert entre véhicules ou de stockage temporaire. Chaque étape supplémentaire est une occasion de perdre la correspondance entre le document et la réalité physique si cette correspondance n’a pas été soignée dès le départ.

Qui rédige la liste, et à quel moment de la préparation

La rédaction d’une liste de colisage n’est pas un acte administratif isolé, elle s’intègre directement dans le processus de préparation physique de l’expédition. C’est généralement la personne ou l’équipe qui prépare concrètement les colis, souvent au sein du service logistique ou de l’équipe qui gère les expéditions, qui est la mieux placée pour rédiger le document, tout simplement parce qu’elle est la seule à savoir avec certitude ce qui a été placé dans chaque colis.

Le moment de rédaction compte autant que la personne qui s’en charge. Une liste de colisage rédigée avant que les colis ne soient effectivement préparés repose sur des intentions, pas sur des faits : elle risque de décrire ce qui devait être emballé, et non ce qui l’a réellement été si un imprévu est survenu en cours de préparation. La bonne pratique consiste à rédiger, ou au moins à finaliser, la liste de colisage au moment même où chaque colis est fermé et scellé, en notant immédiatement son contenu réel plutôt que de se fier à sa mémoire une fois tous les colis empilés.

Cette étape de préparation s’articule aussi avec la gestion des stocks de l’entreprise, puisque c’est souvent au moment du prélèvement des articles en stock que se décide la répartition entre les colis. Si les quantités prélevées ne correspondent pas exactement à ce qui sera écrit sur la liste, l’erreur se propage directement jusqu’au destinataire final. Une bonne coordination entre l’équipe qui gère les stocks et celle qui emballe permet d’éviter ce type de décalage, qui reste l’une des causes les plus fréquentes d’erreur sur une liste de colisage.

Une liste de colisage complète rédigée pour une expédition concrète

Pour rendre tout cela plus concret, voici un exemple de liste de colisage rédigée pour une expédition réelle : un envoi de mobilier de bureau composé de six colis distincts, à destination d’un client professionnel.

Numéro de colis Désignation Quantité Unité Poids Dimensions
Colis 1/6 Bureaux démontés réf. BX-140 2 unités 38 kg 140 x 70 x 12 cm
Colis 2/6 Chaises de bureau réglables 4 unités 22 kg 60 x 60 x 90 cm
Colis 3/6 Caissons de rangement à roulettes 3 unités 27 kg 50 x 40 x 60 cm
Colis 4/6 Visserie et accessoires de montage 1 carton 6 kg 40 x 30 x 20 cm
Colis 5/6 Écrans d’ordinateur 24 pouces 4 unités 18 kg 70 x 15 x 45 cm
Colis 6/6 Notices et documentation technique 1 carton 4 kg 30 x 20 x 10 cm

Le poids total de cet envoi s’élève à 115 kg, réparti sur six colis clairement identifiés. Chaque colis porte un numéro qui doit être reproduit à l’identique sur le carton correspondant, du type « 1/6 » jusqu’à « 6/6 ». À la réception, le client peut ainsi vérifier en quelques minutes que les six colis sont bien présents, que chacun correspond à sa description, et signaler immédiatement toute anomalie en citant le numéro exact du colis concerné plutôt qu’une description vague de « mobilier manquant ».

Les erreurs qui reviennent et comment chacune se corrige

Certaines erreurs se retrouvent d’une entreprise à l’autre, indépendamment du secteur d’activité. Les identifier permet de les éviter avant qu’elles ne provoquent un litige coûteux en temps et en crédibilité auprès du client.

Erreur fréquente Correction
Reprendre les lignes de commande sans préciser leur répartition par colis Décrire le contenu réel colis par colis, en partant du carton et non de la ligne de commande
Numéroter les colis sur le document sans reporter ce numéro sur le carton Écrire le même numéro, sous la même forme, sur le document et sur chaque colis physique
Confondre poids net et poids brut sans préciser lequel est indiqué Toujours indiquer explicitement s’il s’agit du poids emballé ou du contenu seul
Ne pas signaler qu’un envoi est partiel par rapport à la commande initiale Mentionner clairement « envoi partiel » et préciser que le reste suivra séparément
Utiliser des désignations vagues comme « divers » ou « accessoires » Nommer précisément chaque article, avec sa référence si elle existe
Rédiger la liste avant que les colis ne soient réellement fermés Finaliser le document au moment même de la fermeture de chaque colis

Chacune de ces erreurs partage un point commun : elle retire au document sa capacité de contrôle. Une liste de colisage n’a de valeur que si elle permet, sans effort, de vérifier une réception, de localiser une anomalie et de la rattacher à un colis précis. Corriger ces erreurs ne demande pas d’outils sophistiqués, seulement de la rigueur au moment de la préparation et une correspondance stricte entre ce qui est écrit et ce qui est physiquement marqué sur chaque colis.

Djaboo et la gestion de vos listes de colisage

Contrairement à beaucoup d’autres sujets logistiques, Djaboo dispose ici d’une fonction dédiée : il gère des listes de colisage directement dans l’outil. Une liste de colisage dans Djaboo porte un code, se rattache à une livraison et à un client, et enregistre une largeur, une hauteur, une longueur, un poids et un volume. Elle porte une adresse de facturation et une adresse de livraison distinctes, un type de liste, un statut de livraison, un indicateur d’approbation, le membre de l’équipe qui l’a établie, ainsi qu’une note pour le client et une note interne.

Chaque ligne de la liste porte une désignation de marchandise, une quantité, une unité, un prix unitaire, une taxe et un total, et peut être rattachée à un article du catalogue et au détail de la livraison correspondante. Des remises peuvent s’appliquer aussi bien à la ligne qu’à l’ensemble de la liste. Cette structure permet de retrouver, pour chaque client et chaque livraison, un historique clair des listes de colisage émises, avec leur statut d’avancement et la personne responsable de leur établissement.

Il faut toutefois être clair sur ce que Djaboo ne fait pas, pour éviter toute attente mal placée. Djaboo ne calcule pas à votre place la répartition des marchandises entre les colis, il enregistre ce que vous avez décidé. Il n’imprime aucune étiquette de colis et ne génère aucun code-barres. Il ne se connecte à aucun transporteur et ne produit aucun document douanier. La cohérence entre le marquage physique des cartons et ce que dit la liste reste entièrement à votre charge : Djaboo conserve et structure l’information, mais c’est à vous de veiller à ce que le numéro inscrit sur le carton corresponde exactement à celui enregistré dans l’outil.

Utilisé dans ce cadre précis, Djaboo permet surtout de centraliser vos listes de colisage aux côtés de vos clients, de vos livraisons et de votre facturation, plutôt que de les gérer dans des fichiers séparés difficiles à retrouver au moment où un litige survient.

Une liste de colisage n’a de valeur que si elle décrit le contenu physique de l’envoi colis par colis, et non si elle se contente de reprendre les lignes d’une commande sans dire ce qui se trouve réellement dans chaque carton. Cette description fine est ce qui permet de vérifier une réception rapidement, de repérer un colis manquant et de construire une réclamation qui repose sur des faits précis.

Mais cette description ne vaut que si le marquage physique des colis correspond exactement à ce qu’annonce le document : un numéro de colis inscrit sur le document doit se retrouver, à l’identique, sur le carton lui-même. Sans cette correspondance, le destinataire ne peut plus rien contrôler, et un litige devient impossible à démontrer, quelle que soit la qualité du reste de la liste de colisage.

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