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Palettisation : formats, schémas de disposition et palette stable

Palettisation : formats, schémas de disposition et palette stable

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La palettisation regroupe des marchandises sur une palette pour former une unité de charge stable et manutentionnable. Bien construite, elle protège la marchandise et remplit le camion.

Qu’est-ce que la palettisation et à quoi sert-elle ?

La palettisation désigne l’ensemble des opérations par lesquelles des colis, sacs, caisses ou articles en vrac sont

chargés sur une palette pour former une seule unité de charge. Cette unité peut ensuite être déplacée par un

transpalette, un chariot élévateur ou un convoyeur, sans qu’il soit nécessaire de toucher à chaque article

individuellement.

La palette est aujourd’hui l’unité de base du commerce industriel et commercial. Une unité de charge mal construite se paie deux fois : en place perdue dans le camion, puis en litiges et en casse à l’arrivée. C’est ce double coût, rarement chiffré mais toujours réel, qui justifie de traiter la palettisation comme un processus et non comme un geste de fin de chaîne.

Les fonctions concrètes de la palettisation

  • Accélérer la manutention : charger ou décharger une palette prend une fraction du tempsnécessaire pour manipuler les colis un par un.
  • Protéger les marchandises : une unité bien filmée limite les chocs, l’humidité et lesdéplacements pendant le transport.
  • Optimiser l’espace de stockage : les palettes s’empilent en rack, ce qui exploite lahauteur disponible de l’entrepôt.
  • Faciliter la traçabilité : chaque palette porte une étiquette, un code-barres ou uneétiquette SSCC qui permet de suivre le lot tout au long de la chaîne logistique.
  • Réduire les accidents : moins de manipulation manuelle signifie moins de risques detroubles musculo-squelettiques pour les opérateurs.

Il ne faut pas confondre palettisation, colisage et conteneurisation. Le colisage concerne l’emballage individuel

des articles (cartons, caisses). La palettisation regroupe ces colis sur un support standardisé. La conteneurisation

rassemble plusieurs palettes dans un conteneur maritime ou une remorque.

Les formats de palettes normalisés et pourquoi la normalisation compte

Choisir un format hors standard, c’est risquer l’incompatibilité avec les rayonnages de l’entrepôt du client,

les lignes de chargement automatisées ou les portiques de camions. La normalisation n’est pas un détail

administratif : elle conditionne la fluidité de toute la chaîne logistique.

Les principaux formats reconnus par la norme ISO 6780

La norme ISO 6780 définit six dimensions de palettes plates pour la manutention intercontinentale. Les deux formats

les plus utilisés en France et en Europe sont présentés dans le tableau ci-dessous, auxquels s’ajoutent les formats

hors Europe.

Principaux formats de palettes normalisés
Nom courant Dimensions (L × l × H) Norme de référence Charge dynamique Charge statique Zone principale d’usage
Palette Europe (EUR / EPAL 1) 1 200 × 800 × 144 mm EN 13698-1 / EPAL 1 500 kg 4 000 kg Europe (transport routier, grande distribution)
Palette industrielle (EUR 2) 1 200 × 1 000 × 144 mm ISO 6780 1 500 kg 4 000 kg Industrie, chimie, grande distribution UK
Palette américaine (GMA) 1 219 × 1 016 × 131 mm (48 × 40 po) ISO 6780 / GMA 1 200 kg env. 3 600 kg Amérique du Nord, Canada, Japon
Palette asiatique 1 100 × 1 100 mm ISO 6780 Variable Variable Asie, transport conteneurisé
Demi-palette (EUR) 800 × 600 × 144 mm Dérivé EPAL Variable Variable Retail, mise en rayon, e-commerce
Quart de palette 600 × 400 mm Dérivé EPAL Variable Variable Présentoirs, opérations promotionnelles

Les normes qui encadrent l’usage des palettes

  • EPAL (European Pallet Association) : garantit la qualité de fabrication, la réparabilité et

    les conditions d’échange des palettes Europe. Chaque palette certifiée porte le logo EPAL ou EUR estampillé

    sur ses plots et un marquage du pays de fabrication, du numéro de licence et du traitement thermique (HT).

  • NIMP 15 : norme phytosanitaire internationale imposée pour toute palette en bois massif

    destinée à quitter l’Union européenne. Elle exige un traitement thermique du bois à 56 °C à cœur pendant

    au moins 30 minutes, signalé par le sigle HT. Sans ce marquage, la palette peut être refusée en douane,

    détruite ou renvoyée aux frais de l’expéditeur.

  • ISO 8611 : définit les méthodes d’essai pour évaluer la résistance et la durabilité des

    palettes plates neuves.

  • ADR : pour le transport de matières dangereuses, des règles spécifiques de palettisation

    et de signalétique s’appliquent en complément des normes générales.

Bois, plastique, métal, carton : quel matériau choisir ?

Comparatif des matériaux de palettes
Matériau Niveau de prix Réemploi Avantages Limites Secteurs typiques
Bois (EPAL) Le plus bas, avec un marché de l’occasion actif Plusieurs rotations, réparable Standard d’échange, réparable, recyclable, coût compétitif Sensible à l’humidité, traitement NIMP 15 pour export, échardes Tous secteurs, transport européen
Plastique Nettement plus élevé que le bois Très longue durée, en circuit fermé Hygiénique, lavable, légère, exempt de NIMP 15 Investissement initial élevé, peu réparable, non échangeable dans les pools standard Agroalimentaire, pharmacie, cosmétique
Métal (acier / alu) Le plus élevé Très nombreux cycles Très résistant, précision dimensionnelle, environnements extrêmes Lourd, coûteux, circuits fermés uniquement Automobile, aéronautique, industrie lourde
Carton Faible, à l’unité Usage unique ou court Léger, recyclable, pas d’échardes, pas de NIMP 15 Résistance limitée à l’humidité, charge admissible faible Fret aérien, export léger, e-commerce

Les schémas de disposition des colis : colonnes, croisé, quinconce

L’organisation des colis sur la palette n’est pas une question d’esthétique. Chaque schéma répond à une logique

physique : résistance à l’empilement vertical, cohésion latérale, homogénéité du centre de gravité. Choisir le

mauvais schéma, c’est accepter un risque de chute ou de déformation dès le premier virage du transporteur.

L’empilage en colonnes (ou en pile)

Les colis sont empilés directement les uns au-dessus des autres, couche après couche, en alignement parfait.

Chaque colis repose entièrement sur le colis inférieur.

  • Avantage : résistance verticale maximale, chaque colis supporte directement la chargedu suivant sans transfert latéral de contrainte. Idéal pour les produits rigides et homogènes (boîtes de

    conserve, briques de construction).

  • Limite : instabilité latérale élevée. Les colonnes n’étant pas liées entre elles,la palette peut se désagréger au moindre choc ou à la première courbe. Les tours s’inclinent progressivement

    vers l’extérieur au fur et à mesure que la hauteur augmente.

L’empilage croisé (ou en croix)

Les colis sont orientés alternativement dans deux sens perpendiculaires d’une couche à l’autre. Une couche

est posée dans le sens longueur, la suivante dans le sens largeur.

  • Avantage : excellente cohésion : chaque couche verrouille partiellement la coucheinférieure. La palette se comporte comme un ensemble monolithique, bien adaptée aux colis parallélépipédiques

    de taille identique.

  • Limite : les zones de croisement créent des espaces vides aux angles si les dimensionsdes colis ne sont pas des multiples ou sous-multiples de la palette. Le taux de remplissage peut être

    légèrement inférieur à celui de l’empilage en quinconce.

L’empilage en quinconce (ou en brique)

Les colis sont décalés d’une couche à l’autre, comme les briques d’un mur : le joint vertical d’une couche

se retrouve au milieu du colis de la couche suivante.

  • Avantage : meilleur équilibre entre résistance verticale et cohésion latérale. C’est leschéma le plus répandu en pratique pour les produits de taille standard, car il associe solidité et

    stabilité sans sacrifier le taux de remplissage.

  • Limite : la résistance à l’empilement vertical est légèrement réduite par rapport àla colonne pure, car une partie du poids est transférée latéralement. À éviter pour les colis dont la base

    est trop petite ou le poids trop élevé.

La palettisation mixte

Utilisée pour les commandes multi-références ou les colis de formats différents. Elle consiste à combiner

plusieurs schémas couche par couche en adaptant chaque couche aux caractéristiques des produits concernés.

Elle requiert davantage d’expertise et de temps de préparation, mais elle est incontournable en préparation

de commandes e-commerce ou en grande distribution.

Calculer le nombre de colis par couche : méthode concrète

Prenons une palette Europe (1 200 × 800 mm) et deux formats de cartons:

Exemple de calcul de palettisation sur palette Europe
Critère / Calcul Carton A (400 × 300 × 250 mm, 8 kg) Carton B (600 × 400 × 300 mm, 12 kg)
Cartons par couche 1 200 ÷ 400 = 3 en longueur / 800 ÷ 300 = 2 en largeur → 6 cartons 1 200 ÷ 600 = 2 en longueur / 800 ÷ 400 = 2 en largeur → 4 cartons
Nombre de couches (hauteur cible 1 600 mm) 1 600 ÷ 250 = 6 couches 1 600 ÷ 300 ≈ 5 couches
Total colis par palette 6 × 6 = 36 cartons 4 × 5 = 20 cartons
Poids total chargement 36 × 8 = 288 kg 20 × 12 = 240 kg

Les deux schémas restent bien en dessous de la charge dynamique de 1 500 kg autorisée sur une palette Europe.

Le carton A offre un meilleur taux de remplissage volumique, ce qui se traduit directement par un meilleur

usage de la capacité du camion.

Les règles de construction d’une palette stable

Une palette bien construite respecte cinq règles fondamentales qui s’appliquent quelle que soit la méthode

d’empilage retenue.

1. Répartition des masses : les lourds en bas, les légers en haut

Le centre de gravité de la palette doit rester le plus bas et le plus centré possible. Placer les articles

lourds au sol et les articles légers au sommet évite le basculement lors des accélérations et des freinages.

Une répartition unilatérale du poids compromet la sécurité du chariot élévateur lors du transport interne.

2. Hauteur totale

La hauteur totale, palette incluse, dépasse rarement 1 600 à 1 800 mm en pratique. Au-delà, la palette

devient incompatible avec les rayonnages hauts, les portiques de quai et certains véhicules. Vérifiez

toujours les contraintes de votre transporteur avant de fixer la hauteur maximale.

3. Débord et espaces vides

Les colis ne doivent pas déborder des bords de la palette, car un porte-à-faux fragilise la structure et

peut endommager les palettes adjacentes dans la remorque. Si des espaces vides sont inévitables, placez la

charge au centre pour maintenir l’équilibre. Il est possible de combler les vides avec des matériaux de

calage (papier bulle, mousse, coussins d’air) pour éviter tout mouvement.

4. Filmage et cerclage

La sécurisation de la palette est une obligation légale, pas une option esthétique. Elle empêche la charge

de se déplacer ou de tomber lors de la manutention et du transport. Plusieurs solutions existent selon

le type de marchandise :

  • Film étirable (stretch) : application en spirale de bas en haut, avec un recouvrementd’au moins 50 % entre chaque tour. La base de la palette est toujours filmée en premier pour ancrer le

    film. Vérifiez que la tension est suffisante sans comprimer les colis.

  • Cerclage plastique ou acier : adapté aux charges lourdes ou irrégulières. Les feuillardsen acier sont réservés aux colis industriels très lourds.
  • Housse thermorétractable : appliquée puis chauffée, elle se rétracte pour former uneenveloppe rigide. Elle protège contre l’humidité, la poussière et les variations climatiques. Recommandée

    pour le transport international multimodal.

5. Intercalaires et cornières

Les intercalaires (feuilles de carton ou de contreplaqué placées entre les couches) répartissent la charge

et empêchent les colis de descendre dans les espaces entre les colis de la couche inférieure. Les cornières

de carton ou de plastique protègent les arêtes des colis supérieurs de l’écrasement par le cerclage et

améliorent la résistance à l’empilement.

Les erreurs qui coûtent cher

Une part des incidents ne survient pas pendant le transport mais au moment de constituer la palette.

Voici les erreurs les plus fréquentes et les mécanismes qui en expliquent les conséquences.

Corriger la forme avec du film ou des sangles

Une palette qui penche ou qui bombe indique une instabilité structurelle. Tenter de la redresser en ajoutant

du film étirable ou en serrant des sangles ne fait que masquer le problème : la force de tension ne compense

pas un centre de gravité déplacé. La seule solution correcte est de défaire les couches problématiques,

de corriger l’empilage, puis de recerclage.

Surcharger la palette

Dépasser la charge dynamique admissible d’une palette expose à la rupture du support lors du levage par

le chariot élévateur. Le risque n’est pas uniquement matériel : une palette qui cède peut blesser grièvement

un opérateur.

Utiliser des palettes défectueuses

Une palette avec une planche cassée, des clous qui ressortent ou des dés ébréchés doit être retirée du

circuit immédiatement. Les transporteurs peuvent refuser une palette non conforme, et la responsabilité

de l’expéditeur peut être engagée en cas d’accident.

Négliger le traitement NIMP 15 pour l’export

Expédier une palette en bois non traitée hors de l’Union européenne peut entraîner son blocage en douane,

sa destruction sur place ou son renvoi aux frais de l’expéditeur. Le surcoût généré dépasse souvent de

loin celui d’un lot de palettes certifiées HT.

Sous-estimer les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS)

La palettisation manuelle répétitive est l’une des premières causes de TMS en entrepôt. Filmer plus de

15 palettes par jour de façon manuelle sans assistance mécanique constitue un signal d’alarme. L’ergonomie

doit être intégrée dès la conception du poste de travail, pas traitée en correctif après le premier arrêt

maladie.

Oublier l’étiquetage

Une palette non étiquetée ou mal étiquetée ralentit la réception chez le client et peut provoquer des

erreurs d’affectation de stock. L’étiquette doit indiquer au minimum le destinataire, le contenu, la

quantité, le numéro de commande et toute consigne de manutention (fragile, ne pas retourner, sens de pose).

Palettisation manuelle, semi-automatique et robotisée : comment arbitrer ?

Le niveau d’automatisation n’est pas une question de modernité ou de prestige. C’est une décision économique

et opérationnelle qui dépend du volume de palettes produites, de la régularité des formats, de la pénibilité

du poste et de la capacité d’investissement de l’entreprise.

La palettisation manuelle

Les opérateurs chargent et cerclent les palettes eux-mêmes, sans aucune assistance motorisée. Cette méthode

offre une flexibilité totale : elle s’adapte à n’importe quel format, n’importe quelle commande, n’importe

quel produit atypique. Elle convient aux petits volumes, aux produits fragiles ou irréguliers, et aux

entreprises qui débutent leur structuration logistique.

Son principal inconvénient est la cadence limitée et l’exposition aux TMS. Au-delà d’un certain volume

journalier, le coût en heures de main-d’œuvre et en arrêts maladie dépasse rapidement le coût

d’un équipement semi-automatique.

La palettisation semi-automatique

Des équipements mécaniques assistent les opérateurs pour les tâches les plus pénibles : tables élévatrices

qui maintiennent le plan de travail à hauteur constante, convoyeurs qui acheminent les colis jusqu’au

poste, filmeuses automatiques qui appliquent le stretch sans effort physique. L’opérateur conserve le

contrôle du schéma d’empilage.

Ce compromis est pertinent pour les PME et les entrepôts à volumes intermédiaires : il réduit la pénibilité

et augmente la cadence sans nécessiter l’investissement d’une ligne robotisée.

La palettisation automatique (robotisée)

Des robots palettiseurs ou des palettiseurs à portique réalisent l’ensemble des opérations sans intervention

humaine directe. Ces systèmes peuvent traiter plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de colis par

heure avec une précision et une régularité impossibles à atteindre manuellement. Les cobots (robots

collaboratifs) permettent aujourd’hui aux PME d’accéder à des solutions plus flexibles et moins coûteuses

que les lignes entièrement automatisées.

La palettisation automatique est rentable dès lors que les volumes sont élevés et les formats suffisamment

standardisés. Elle impose des colis homogènes et un investissement initial conséquent, mais génère des

économies de main-d’œuvre et réduit les erreurs à long terme.

Tableau de décision : quelle méthode pour quel contexte ?

Comparatif des méthodes de palettisation
Critère Manuelle Semi-automatique Automatique / robotisée
Volume journalier Faible (quelques dizaines de palettes) Intermédiaire Élevé à très élevé
Variété des formats Très haute flexibilité Bonne flexibilité Formats standardisés requis
Investissement initial Faible Moyen Élevé
Coût de main-d’œuvre Élevé Réduit Minimal
Risque TMS Élevé Réduit Très faible
Répétabilité / régularité Dépend de l’opérateur Bonne Parfaite
Profil type TPE, artisans, produits atypiques PME, volumes intermédiaires Industries, grandes plateformes logistiques

Les documents qui accompagnent la palette

Une palette physiquement parfaite peut créer des blocages administratifs si la documentation est incomplète

ou erronée. Réception refusée, litige sur les quantités, retard de paiement : les conséquences d’un dossier

mal préparé se mesurent en euros et en heures perdues. Voici les trois documents essentiels et ce qu’ils

doivent contenir.

La liste de colisage (packing list)

La liste de colisage est le document de référence qui décrit le contenu physique de la palette ou de

l’expédition. Elle accompagne chaque envoi et permet au destinataire de vérifier que ce qu’il reçoit

correspond à ce qui a été expédié.

Une liste de colisage complète indique :

  • les références des articles avec leur code SKU ou référence interne ;
  • la désignation et la description des marchandises ;
  • les quantités par article et par colis ;
  • les dimensions (longueur, largeur, hauteur) et le poids de chaque colis ;
  • le volume de chaque colis et le volume total de l’expédition ;
  • le nombre total de colis et de palettes ;
  • les adresses de facturation et de livraison ;
  • le statut de livraison (partielle, complète, en attente) ;
  • une référence à la commande ou au bon de commande associé.

Le bon de livraison (BL)

Le bon de livraison est le document qui prouve que la marchandise a bien été remise au destinataire. Il

est signé par le réceptionnaire à la livraison. Il doit mentionner :

  • les coordonnées complètes de l’expéditeur et du destinataire ;
  • la date et le lieu de livraison ;
  • le descriptif simplifié des marchandises (nature, quantité, nombre de palettes) ;
  • les éventuelles réserves émises par le destinataire (palette endommagée, colis manquant, emballageouvert) ;
  • la signature du livreur et du destinataire.

Les réserves doivent être précises et formulées sur le BL au moment de la livraison. Une réserve vague

comme « sous réserve de déballage » a une valeur juridique limitée en cas de litige avec le transporteur.

L’étiquetage de la palette

Chaque palette doit porter au minimum une étiquette lisible et solidement fixée, placée sur au moins deux

faces visibles. Le contenu de l’étiquette varie selon le secteur et la destination, mais doit généralement

inclure :

  • les coordonnées du destinataire (nom, adresse, code postal, pays) ;
  • la référence de la commande ou du bon de livraison ;
  • le numéro de palette sur le nombre total (ex. : palette 2/5) ;
  • le contenu et la quantité ;
  • le poids brut et le poids net ;
  • les consignes de manutention : flèches de sens, pictogramme « fragile », « ne pas empiler », « craintl’humidité » ;
  • le code-barres ou le code SSCC (Serial Shipping Container Code) si l’échange avec la grandedistribution ou un 3PL est automatisé.

Pour l’export hors UE, l’étiquette doit également intégrer le code douanier (HS code) de la marchandise

et le pays d’origine si cela est requis par le pays de destination.

Djaboo : gérer et documenter vos colis et palettes

Djaboo est une solution de gestion tout-en-un conçue pour les TPE et les PME. Elle intègre un module entrepôt

qui couvre la partie administrative et documentaire de vos flux de palettes.

Concrètement, Djaboo permet de :

  • créer et gérer des fiches articles avec code SKU, unité de mesure et code-barres ;
  • établir des listes de colisage où vous enregistrez la longueur, la largeur, la hauteur,le poids et le volume de chaque colis, avec les lignes de marchandises, les quantités, le statut de

    livraison, et les adresses de facturation et de livraison, avec une sortie PDF prête à joindre au

    dossier d’expédition ;

  • générer des bons de livraison et des bons de réception ;
  • gérer les inventaires, les ajustements de perte et d’écart de stocket les livraisons internes entre entrepôts ;
  • produire des rapports d’entrepôt pour suivre vos flux.

Ce que Djaboo ne fait pas, et il est important de le préciser : Djaboo enregistre et documente

les colis et les palettes, il ne les optimise pas à votre place. Il n’inclut pas de configurateur de

palette, pas de plan de chargement 3D, pas de simulation d’empilage et ne couvre pas les opérations

douanières ou de transport. Pour calculer vos schémas de disposition, référez-vous aux méthodes décrites

dans les sections précédentes ou utilisez un logiciel de palettisation dédié.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre palettisation, colisage et conteneurisation ?

Le colisage concerne l’emballage individuel de chaque article dans un carton ou une caisse. La palettisation

regroupe ces colis sur une palette pour former une unité de charge unique. La conteneurisation rassemble

plusieurs unités de charge palettisées dans un conteneur maritime ou une remorque. Ces trois opérations

se succèdent dans cet ordre au cours de la préparation d’une expédition.

Quelle est la capacité de charge d’une palette Europe ?

La palette Europe EPAL supporte 1 500 kg en charge dynamique (palette en mouvement), 1 000 kg en charge

non uniformément répartie, et jusqu’à 4 000 kg en charge statique (palette posée au sol et immobile).

Ces valeurs sont fixées par la norme EN 13698-1 et ne doivent jamais être dépassées.

Quelle hauteur maximale doit respecter une palette filmée ?

En pratique, la hauteur totale, palette incluse, ne dépasse pas 1 600 à 1 800 mm pour des raisons de

sécurité en entrepôt, de compatibilité avec les portiques de quai et de contraintes des véhicules de

transport. Vérifiez les exigences précises de votre transporteur et de vos clients avant de fixer votre

hauteur maximale.

Quelle est la différence entre une palette EUR et une palette EPAL ?

EUR est l’ancien marquage géré à l’origine par l’UIC (Union Internationale des Chemins de fer). EPAL est

le marquage géré aujourd’hui par l’European Pallet Association e.V. Une palette portant les deux logos

(EUR EPAL) est pleinement échangeable dans le pool européen. Les dimensions sont identiques (1 200 × 800 ×

144 mm). Dans le langage courant, les deux termes sont interchangeables, mais les pools logistiques

distinguent les marquages pour la traçabilité qualité.

Quand la norme NIMP 15 est-elle obligatoire ?

La norme NIMP 15 s’applique à toutes les palettes en bois massif dont les planches font plus de 6 mm

d’épaisseur et qui sont destinées à quitter l’Union européenne. Elle impose un traitement thermique à

56 °C à cœur pendant 30 minutes minimum, signalé par le sigle HT. Les palettes en plastique, en carton

ou en bois transformé (contreplaqué, panneaux de particules) sont exemptées de cette obligation.

Palettisation manuelle ou automatique : à partir de quel volume bascule-t-on ?

Il n’existe pas de seuil universel, car le calcul dépend du coût de la main-d’œuvre locale, de la

régularité des formats de colis et des contraintes spécifiques de l’activité. Le signal qui indique

qu’une automatisation mérite d’être étudiée est la combinaison de plusieurs indicateurs : un nombre

élevé de palettes produites chaque jour, des formats de colis homogènes et répétitifs, et des arrêts

fréquents liés aux TMS. Un équipement semi-automatique (table élévatrice, filmeuse motorisée) constitue

souvent la première étape avant d’envisager une ligne entièrement robotisée.

Comment éviter les palettes qui penchent ou qui bombent ?

Un penchement indique que le centre de gravité est déplacé vers un côté. Il faut défaire les couches

problématiques et redistribuer les colis en veillant à une répartition symétrique du poids. Un bombement

(déformation convexe vers l’extérieur) signale un écrasement des couches inférieures sous un poids

excessif : réduire le nombre de couches ou choisir des colis plus solides pour les positions de base.

Ne jamais tenter de corriger une forme avec du film étirable ou des sangles : cela masque l’instabilité

sans la corriger.

Quelles informations doivent figurer sur une liste de colisage ?

Une liste de colisage complète doit mentionner la référence de chaque article (SKU), la désignation des

marchandises, les quantités par colis, les dimensions et le poids de chaque colis, le volume total de

l’expédition, le nombre de colis et de palettes, les adresses de facturation et de livraison, ainsi que

le statut de livraison. Pour l’export, elle est complétée par le code douanier HS et le pays d’origine.

Quelle différence entre palette consignée et palette perdue ?

La palette consignée (ou échangeable) est une palette normée EPAL qui circule dans un système d’échange :

le destinataire restitue une palette vide équivalente en échange de la palette pleine livrée. La palette

perdue (ou à usage unique) est une palette bon marché, non normée, conçue pour un seul trajet et non

récupérée. La palette perdue est utilisée pour les expéditions ponctuelles, les exportations lointaines

ou les livraisons chez des clients sans infrastructure de gestion des palettes.

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