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Centrale d’achat : définition, fonctionnement et limites pour une PME

Centrale d’achat : définition, fonctionnement et limites pour une PME

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Une centrale d’achat regroupe les commandes de plusieurs entreprises pour négocier de meilleures conditions auprès des fournisseurs. Découvrez sa définition, son fonctionnement réel et comment l’articuler avec votre gestion quotidienne.

Qu’est-ce qu’une centrale d’achat ?

Une centrale d’achat est une organisation dont la mission consiste à regrouper les besoins d’achat de plusieurs entreprises, appelées adhérents, afin de négocier auprès des fournisseurs des conditions commerciales que chaque entreprise n’obtiendrait pas seule. Cette définition simple cache pourtant plusieurs réalités juridiques et opérationnelles différentes, ce qui explique la confusion fréquente entre centrale d’achat, centrale de référencement et groupement d’achat. Avant d’aller plus loin, il est utile de fixer un cadre clair pour comprendre ce que recouvre exactement le terme.

Dans son mécanisme le plus courant, la centrale d’achat agit comme un intermédiaire commercial : elle achète elle-même des marchandises ou des services auprès de fournisseurs, en devient propriétaire pendant un temps, puis les revend à ses adhérents. Ce modèle d’achat-revente est celui qui a historiquement structuré les grandes enseignes de distribution et les réseaux de franchise, avant de s’étendre progressivement à d’autres secteurs, notamment les services, l’hôtellerie-restauration ou les métiers de santé.

Centrale d’achat publique et centrale d’achat privée : deux cadres différents

Il existe en réalité deux univers de la centrale d’achat, et les confondre entretient une partie du flou que l’on trouve dans de nombreux contenus sur le sujet. Côté secteur public, le Code de la commande publique donne une définition précise : une centrale d’achat est un acheteur qui exerce de façon permanente, au bénéfice d’autres acheteurs publics, une activité d’achat centralisée, qu’il s’agisse d’acquérir des fournitures, des services ou de passer des marchés de travaux. Ce cadre s’applique aux collectivités et aux administrations qui mutualisent leurs achats via une structure dédiée.

Côté secteur privé, il n’existe pas d’article unique qui définisse juridiquement la centrale d’achat comme le fait le droit de la commande publique. La pratique relève du droit commercial général et du droit de la concurrence : contrat d’adhésion, conditions générales de vente, encadrement des pratiques restrictives de concurrence et des relations entre fournisseurs et distributeurs. Pour une TPE ou une PME du secteur privé, cela signifie une chose concrète : la solidité de votre engagement dépend avant tout de ce qui est écrit dans le contrat d’adhésion, bien plus que d’un texte de loi générique qui protégerait automatiquement votre position.

Qui sont les acteurs d’une centrale d’achat

Trois types d’acteurs interviennent systématiquement dans le fonctionnement d’une centrale d’achat, quel que soit le secteur :

  • L’opérateur de la centrale, qui structure les négociations, sélectionne les fournisseurs et anime la relation avec les adhérents.
  • Les adhérents, entreprises indépendantes qui bénéficient des conditions négociées en échange d’un contrat d’adhésion et, souvent, d’engagements de volume ou d’exclusivité.
  • Les fournisseurs référencés, qui acceptent d’accorder des conditions préférentielles en contrepartie d’un accès à un volume d’affaires plus large et plus stable.

La centrale d’achat n’est donc pas une simple négociation ponctuelle : c’est une relation contractuelle installée dans la durée, avec des obligations qui pèsent sur les trois parties. Comprendre cette architecture est la première étape avant de se demander si ce modèle convient à votre entreprise, et sous quelle forme précise.

Centrale d’achat, centrale de référencement, groupement d’achat : les différences

C’est le point le plus mal traité sur le sujet : la différence entre ces trois structures ne se résume pas à une nuance de vocabulaire. Elle change la nature de votre relation avec le fournisseur, la façon dont vous êtes facturé et le niveau de responsabilité que vous conservez. Avant d’adhérer à l’une ou l’autre de ces structures, il est indispensable de savoir laquelle vous avez réellement en face de vous.

La centrale d’achat, au sens strict, achète les produits ou services auprès des fournisseurs, en devient propriétaire, puis les revend à ses adhérents. Elle facture donc elle-même ses adhérents, et c’est elle qui traite avec le fournisseur en son nom propre. La centrale de référencement, à l’inverse, ne devient jamais propriétaire de la marchandise : elle négocie des conditions tarifaires avec les fournisseurs et met à disposition de ses adhérents un catalogue de fournisseurs référencés, mais chaque adhérent commande, reçoit et se fait facturer directement par le fournisseur. Le groupement d’achat, enfin, repose sur une logique différente : les membres détiennent généralement une part du capital de la structure et décident collectivement de son fonctionnement, la structure pouvant elle-même agir soit comme acheteur-revendeur, soit comme simple négociateur pour le compte de ses membres.

Critère Centrale d’achat Centrale de référencement Groupement d’achat
Qui contracte avec le fournisseur La centrale, en son nom propre Chaque adhérent, directement Variable selon le mode de fonctionnement choisi
Qui devient propriétaire de la marchandise La centrale, avant de revendre L’adhérent, dès la commande Dépend du mode retenu par le groupement
Qui facture l’adhérent La centrale Le fournisseur, directement Le fournisseur ou la structure, selon le mode
Statut des membres Liés par un contrat d’adhésion Liés par un contrat d’adhésion Souvent détenteurs d’une part du capital
Rémunération de la structure Marge sur la revente Commission versée par le fournisseur Cotisations, commissions ou marge selon le montage

Cette différence a des conséquences très concrètes pour une TPE ou une PME. Lorsque vous passez par une centrale d’achat classique, votre interlocuteur unique est la centrale : c’est elle qui gère les litiges de livraison, qui applique ses propres délais de paiement et qui porte la relation avec le fournisseur d’origine. Avec une centrale de référencement, vous gardez la responsabilité de la commande, de la réception et du paiement direct au fournisseur, ce qui demande un peu plus de gestion administrative de votre côté, mais vous laisse davantage de visibilité sur les conditions réelles obtenues. Il n’existe pas de modèle universellement supérieur : le choix dépend de votre besoin de simplicité, de votre capacité à gérer plusieurs relations fournisseurs, et du secteur dans lequel vous évoluez.

Notez enfin qu’une même structure peut parfaitement combiner les deux logiques selon les catégories de produits ou services : certains réseaux traitent leurs emballages via une centrale d’achat classique et leurs denrées via une centrale de référencement, par exemple. Il est donc utile de vérifier, poste par poste, quel modèle s’applique réellement, plutôt que de supposer qu’une seule règle gouverne l’ensemble du contrat d’adhésion.

Comment fonctionne une centrale d’achat

Le fonctionnement d’une centrale d’achat suit un circuit assez stable, même si les détails varient selon le modèle retenu. Comprendre ce circuit permet d’anticiper ce que vous devrez gérer en interne une fois adhérent, et ce qui restera de la responsabilité de la centrale.

Le circuit de la commande dans le modèle achat-revente

Dans une centrale d’achat classique, le circuit suit généralement cette séquence :

  • Recensement des besoins des adhérents, souvent via des prévisions ou des commandes agrégées sur une période donnée.
  • Sélection et négociation avec les fournisseurs, sur la base du volume global représenté par l’ensemble des adhérents.
  • Passation de la commande par la centrale, en son nom propre, auprès du fournisseur.
  • Réception de la marchandise par la centrale, qui peut la stocker temporairement selon son organisation logistique.
  • Revente aux adhérents, avec facturation émise par la centrale elle-même, à des conditions généralement plus favorables que celles obtenues individuellement.

Dans ce schéma, l’adhérent n’a pas de relation contractuelle directe avec le fournisseur d’origine. Son seul interlocuteur facturé est la centrale. C’est ce qui explique la simplicité de gestion souvent mise en avant : un seul fournisseur à suivre, une seule facture à contrôler, un seul interlocuteur en cas de litige.

Le circuit de la commande dans le modèle de référencement

Avec une centrale de référencement, le circuit est différent :

  • La centrale négocie en amont les tarifs et conditions avec un panel de fournisseurs, qu’elle formalise dans des contrats de référencement.
  • Les fournisseurs référencés sont intégrés à un catalogue mis à disposition des adhérents.
  • Chaque adhérent passe lui-même sa commande directement au fournisseur référencé, aux conditions négociées par la centrale.
  • Le fournisseur livre et facture directement l’adhérent, sans passer par la centrale.
  • Le fournisseur reverse ensuite à la centrale une commission, généralement calculée sur le chiffre d’affaires réalisé avec les adhérents.

Ce modèle demande davantage de gestion de la part de l’adhérent, puisqu’il multiplie les interlocuteurs fournisseurs, mais il offre une transparence plus grande sur les prix réellement pratiqués, la centrale ne prenant pas de marge sur la revente.

Qui facture qui, en synthèse

Cette question revient systématiquement et mérite d’être tranchée clairement. Dans le modèle achat-revente, la facture que vous recevez porte le nom de la centrale, même si la marchandise provient à l’origine d’un autre fournisseur. Dans le modèle de référencement, la facture porte le nom du fournisseur d’origine, la centrale n’apparaissant nulle part dans votre comptabilité fournisseurs. Cette distinction a un impact direct sur votre gestion administrative : nombre de fournisseurs à référencer dans vos outils, nombre de factures à contrôler, et répartition des responsabilités en cas de non-conformité de la livraison.

Le contrat d’adhésion précise également la durée d’engagement, les modalités de sortie, et parfois une clause d’exclusivité qui vous oblige à vous approvisionner uniquement auprès de la centrale pour certaines catégories de produits. Ces éléments contractuels sont au moins aussi importants que le mécanisme de facturation pour évaluer l’intérêt réel de l’adhésion, ce que nous détaillons dans la suite de cet article.

Les avantages réels pour une TPE ou une PME

Pour une TPE ou une PME, l’intérêt d’une centrale d’achat ne se limite pas à l’espoir d’un tarif plus bas. Le bénéfice principal réside dans l’accès à un pouvoir de négociation qu’une petite structure ne pourrait jamais construire seule, simplement parce qu’elle ne représente pas un volume d’achat suffisant pour intéresser certains fournisseurs. En s’agrégeant à d’autres adhérents, une petite entreprise accède à des conditions habituellement réservées aux acteurs de taille plus importante.

Ce pouvoir de négociation collectif se traduit concrètement de plusieurs façons :

  • Un accès facilité à des fournisseurs qui n’accepteraient pas de traiter avec une entreprise isolée en raison de volumes de commande jugés trop faibles.
  • Des conditions de paiement potentiellement plus souples, négociées à l’échelle du collectif plutôt qu’à l’échelle individuelle.
  • Une sécurisation de l’approvisionnement, la centrale disposant souvent d’une meilleure visibilité sur les stocks et les capacités de production des fournisseurs.
  • Un gain de temps administratif, puisqu’une partie de la recherche de fournisseurs, de la négociation et parfois du contrôle qualité est déléguée à la centrale.
  • Un accès à une expertise achat que peu de TPE ou de PME peuvent se permettre de développer en interne, faute de volume suffisant pour justifier un poste dédié.

Au-delà de l’aspect tarifaire, l’avantage le plus sous-estimé par les dirigeants de petites structures est probablement le recentrage sur le cœur de métier. Déléguer une partie de la recherche fournisseurs et de la négociation à une centrale libère du temps de direction qui peut être réinvesti dans le développement commercial, la gestion des équipes ou l’amélioration du service client. Pour une entreprise de quelques salariés, ce temps a une valeur souvent plus élevée que l’économie tarifaire elle-même.

La question de la standardisation joue aussi un rôle stratégique. Une centrale d’achat bien choisie référence des fournisseurs déjà évalués sur des critères de qualité, de conformité et de fiabilité de livraison. Pour une petite entreprise qui n’a pas les ressources pour auditer chaque fournisseur potentiel, ce filtre représente un vrai gain de sécurité, à condition de vérifier que les critères de sélection de la centrale correspondent bien à vos propres exigences.

Enfin, certaines centrales d’achat pour PME proposent des services complémentaires qui dépassent la simple négociation tarifaire : conseil sur les tendances de marché, veille sur les risques de rupture d’approvisionnement, ou mutualisation de certains services logistiques. Ces services additionnels peuvent représenter, pour une petite structure, un accès à des ressources qu’elle n’aurait jamais pu financer seule. Il reste néanmoins essentiel de mettre ces avantages en perspective avec les contreparties associées, que nous détaillons dans la section suivante.

Les contreparties et les limites

Aucune adhésion à une centrale d’achat n’est gratuite, et pas seulement au sens financier. Avant de s’engager, un dirigeant de TPE ou de PME doit mesurer précisément ce qu’il cède en échange des conditions négociées. Cette section liste les points de vigilance les plus fréquemment sous-estimés.

Des engagements de volume et de durée

Les contrats d’adhésion à une centrale d’achat prévoient souvent un engagement minimal, qu’il s’agisse d’un volume d’achat annuel ou d’une durée de contrat. Cet engagement conditionne parfois le maintien des conditions tarifaires obtenues : ne pas atteindre le volume prévu peut entraîner une révision des prix ou des pénalités. Pour une entreprise dont l’activité est irrégulière ou saisonnière, cet engagement doit être évalué avec prudence, en confrontant les volumes réellement prévisibles à ceux exigés par la centrale.

Des clauses d’exclusivité

Certains contrats imposent une part obligatoire d’approvisionnement auprès de la centrale, sur tout ou partie du catalogue. Cette clause limite votre capacité à saisir une opportunité tarifaire ponctuelle chez un fournisseur extérieur, ou à répondre à un besoin très spécifique non couvert par le catalogue de la centrale. Il est indispensable de lire attentivement l’étendue de cette exclusivité avant de signer : porte-t-elle sur l’ensemble de vos achats, sur une catégorie précise, ou existe-t-il une marge de manœuvre pour les besoins non standards.

Une perte de relation directe avec le fournisseur

Dans le modèle achat-revente, votre relation avec le fournisseur d’origine disparaît presque entièrement : vous ne connaissez pas toujours les conditions exactes négociées, vous n’avez pas de contact direct en cas de besoin spécifique, et vous dépendez de la centrale pour transmettre vos demandes particulières. Cette perte de proximité peut peser sur votre capacité à obtenir un traitement personnalisé, notamment pour des produits ou services qui nécessitent un dialogue technique fin avec le fournisseur.

Une dépendance à la structure

Adhérer à une centrale d’achat crée une dépendance opérationnelle : si la centrale rencontre des difficultés financières, change de politique tarifaire ou perd un fournisseur stratégique, l’impact se répercute directement sur votre propre activité, sans que vous ayez la main sur la cause du problème. Cette dépendance est d’autant plus sensible que la part de vos achats couverte par la centrale est importante. Diversifier partiellement ses sources d’approvisionnement, lorsque le contrat le permet, reste une façon de limiter ce risque.

Un coût d’adhésion et de gouvernance à ne pas négliger

Au-delà du prix des produits, l’adhésion implique souvent des frais d’entrée, des cotisations périodiques, et un temps de gouvernance : participation à des comités, transmission régulière d’informations, échanges avec les autres adhérents. Ce temps administratif, rarement visible dans les argumentaires commerciaux des centrales, doit être intégré dans le calcul de rentabilité réel de l’adhésion, en particulier pour une structure de petite taille où chaque heure de direction a un coût d’opportunité élevé.

Aucun de ces points n’est une raison de refuser systématiquement une adhésion, mais chacun mérite d’être posé comme une question précise avant de signer, ce que nous détaillons dans la section suivante.

Comment choisir et rejoindre une centrale d’achat

Adhérer à une centrale d’achat est une décision qui engage votre entreprise sur la durée. Avant de signer un contrat d’adhésion, il est recommandé de structurer votre évaluation autour de quelques questions précises, plutôt que de se limiter à comparer les remises annoncées.

Identifier le modèle juridique réel

La première question à poser à toute centrale d’achat pour PME est simple : agit-elle en achat-revente, en référencement, ou combine-t-elle les deux selon les catégories de produits ? Cette réponse détermine qui vous facturera, qui portera la relation fournisseur, et quelle sera votre marge de manœuvre pour des besoins spécifiques. Demandez systématiquement un exemplaire du contrat d’adhésion avant de vous engager, et faites-le relire si le montant en jeu le justifie.

Évaluer la compatibilité avec votre activité

Une centrale spécialisée dans votre secteur aura généralement une meilleure compréhension de vos contraintes qu’une structure généraliste. Vérifiez que le catalogue proposé couvre réellement la majorité de vos besoins récurrents, et pas seulement quelques références emblématiques utilisées à des fins commerciales.

Question à poser avant d’adhérer Pourquoi elle est importante
Quel est le modèle exact : achat-revente ou référencement ? Détermine qui facture, qui porte le stock et votre marge de négociation directe
Quelle est la durée d’engagement et les conditions de sortie ? Évite de rester lié à une structure qui ne correspond plus à vos besoins
Existe-t-il une clause d’exclusivité, et sur quel périmètre ? Conditionne votre liberté de vous approvisionner ailleurs en cas de besoin ponctuel
Quels sont les frais d’adhésion et les cotisations récurrentes ? Permet de calculer le seuil de rentabilité réel de l’adhésion
Comment sont traitées les remises de fin d’année et les commissions ? Assure la transparence sur la répartition réelle des avantages négociés
Quelles références d’adhérents existants pouvez-vous consulter ? Donne un retour d’expérience concret sur le fonctionnement réel de la centrale
Le catalogue couvre-t-il la majorité de vos besoins récurrents ? Évite de multiplier les achats hors cadre, qui annulent une partie du bénéfice négocié

Vérifier la transparence sur les flux financiers

Certaines centrales se rémunèrent par une marge sur la revente, d’autres par des commissions versées par les fournisseurs, d’autres encore par une combinaison des deux, complétée par des remises de fin d’année reversées en tout ou partie aux adhérents. Demandez explicitement comment ces flux sont calculés et redistribués. Une centrale qui refuse de détailler sa mécanique de rémunération doit être considérée avec prudence.

Anticiper l’intégration opérationnelle

Rejoindre une centrale d’achat implique presque toujours un ajustement de vos processus internes : nouveaux interlocuteurs à référencer, nouvelles règles de commande à respecter, parfois des délais de traitement différents de ceux que vous aviez avec vos fournisseurs habituels. Cette phase d’intégration prend du temps, et il est préférable de l’anticiper plutôt que de la découvrir après la signature. C’est précisément à ce niveau qu’un outil de gestion interne devient utile, indépendamment de la centrale elle-même.

Piloter ses achats en centrale dans Djaboo

Il est important de le préciser clairement : Djaboo n’est pas une centrale d’achat. Djaboo ne négocie aucun tarif auprès d’un fournisseur et ne met en relation aucune entreprise avec des fournisseurs référencés. Le rôle de Djaboo se situe en aval de cette décision : une fois que vous avez choisi d’adhérer, ou non, à une centrale d’achat ou à un groupement, Djaboo vous aide à organiser la partie opérationnelle qui reste de votre responsabilité en interne.

Que vous soyez membre d’une centrale d’achat classique, d’une centrale de référencement, ou que vous continuiez à traiter directement avec vos fournisseurs habituels, votre entreprise doit conserver une gestion rigoureuse de son cycle d’achat. C’est exactement ce que couvre Djaboo, à travers plusieurs fonctions concrètes du produit :

  • La gestion des demandes d’achat et de leur circuit de validation interne, pour formaliser un besoin avant qu’il ne se transforme en commande, quel que soit le fournisseur ou la centrale concernée.
  • La création et le suivi des bons de commande fournisseur, pour tracer précisément ce qui a été commandé, à quel prix et selon quelles conditions négociées, y compris lorsque ces conditions proviennent d’un contrat de référencement.
  • Le suivi des contrats, pour garder une visibilité sur les dates de renouvellement, les engagements de durée et les clauses à surveiller, qu’il s’agisse d’un contrat d’adhésion à une centrale ou d’un contrat fournisseur classique.
  • La gestion de la réception des marchandises, pour vérifier que ce qui est livré correspond bien à ce qui a été commandé, avant tout paiement.
  • Le suivi des stocks multi-entrepôts, utile si votre entreprise dispose de plusieurs points de stockage et doit répartir les marchandises reçues via une centrale ou un fournisseur direct.
  • Le suivi des dépenses, pour garder une vision consolidée de ce que représentent réellement vos achats, qu’ils passent par une centrale, un groupement ou une relation fournisseur directe.

Concrètement, si vous adhérez à une centrale de référencement, chaque commande que vous passez directement au fournisseur référencé peut être formalisée dans Djaboo comme n’importe quel bon de commande, avec un suivi de réception et de facturation associé. Si vous adhérez à une centrale d’achat classique, vous pouvez suivre dans Djaboo les commandes passées à la centrale elle-même, la date de réception effective et l’échéance du contrat d’adhésion, au même titre que vos autres engagements contractuels.

L’intérêt de cette approche est de conserver une vision unique de vos achats, quel que soit le circuit d’approvisionnement choisi. Une centrale d’achat ou un groupement peut évoluer, changer de conditions, ou ne plus correspondre à votre activité dans quelques années. Votre gestion interne, elle, doit rester stable et fiable, indépendamment de ces choix stratégiques ponctuels. C’est cette continuité de gestion que Djaboo vise à apporter aux TPE et PME, sans jamais se substituer à la démarche de négociation ou de mise en relation propre aux centrales d’achat.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une centrale d’achat en quelques mots ?

Une centrale d’achat est une structure qui regroupe les besoins d’achat de plusieurs entreprises pour négocier collectivement de meilleures conditions auprès des fournisseurs. Selon le modèle retenu, elle peut acheter et revendre la marchandise en son nom propre, ou se limiter à négocier des tarifs que chaque adhérent applique en commandant directement au fournisseur référencé. Cette différence de modèle change qui vous facture et qui porte la relation contractuelle avec le fournisseur d’origine.

Quelle différence entre une centrale d’achat et une centrale de référencement ?

La centrale d’achat achète la marchandise auprès du fournisseur, en devient propriétaire, puis la revend à ses adhérents, qui reçoivent une facture émise par la centrale elle-même. La centrale de référencement ne devient jamais propriétaire de la marchandise : elle négocie des conditions tarifaires avec des fournisseurs référencés, mais chaque adhérent commande et se fait facturer directement par le fournisseur. La centrale de référencement se rémunère par une commission versée par le fournisseur, plutôt que par une marge sur la revente.

Quelle différence entre une centrale d’achat et un groupement d’achat ?

La centrale d’achat lie ses adhérents par un simple contrat d’adhésion, sans qu’ils détiennent une part du capital de la structure. Le groupement d’achat repose au contraire souvent sur une logique de participation : les membres détiennent une part de la structure et participent à sa gouvernance selon des statuts et un règlement intérieur. Sur le plan opérationnel, un groupement peut lui-même fonctionner comme acheteur-revendeur ou comme simple négociateur, selon le montage choisi par ses membres.

Une TPE peut-elle adhérer à une centrale d’achat ?

Oui, de nombreuses centrales d’achat et centrales de référencement acceptent des adhérents de petite taille, en particulier dans les secteurs de la distribution, de la restauration ou des services. L’intérêt principal pour une TPE réside dans l’accès à un pouvoir de négociation qu’elle ne pourrait pas construire seule avec de faibles volumes. Il reste indispensable de vérifier que les engagements de volume exigés par la centrale restent compatibles avec la taille réelle de l’activité avant de signer.

Combien de temps dure l’engagement dans une centrale d’achat ?

La durée d’engagement varie selon chaque centrale et chaque contrat d’adhésion, et il n’existe pas de règle uniforme applicable à toutes les structures. Certaines centrales fonctionnent avec des engagements courts et renouvelables, d’autres imposent des durées plus longues assorties de conditions de sortie spécifiques, comme un préavis ou des indemnités. La seule façon fiable de connaître la durée réelle est de lire attentivement les clauses du contrat d’adhésion avant de vous engager.

Une centrale d’achat garantit-elle toujours des prix plus bas ?

Non, l’adhésion à une centrale d’achat ne garantit pas automatiquement des prix inférieurs à ceux que vous obtiendriez seul, notamment si votre volume d’achat individuel est déjà significatif ou si vous entretenez une relation de confiance ancienne avec un fournisseur. L’intérêt réel dépend du secteur, du volume représenté par l’ensemble des adhérents, et de la transparence de la centrale sur ses marges ou commissions. Comparer régulièrement les conditions obtenues reste une bonne pratique, même après l’adhésion.

Comment sortir d’une centrale d’achat ?

Les modalités de sortie sont définies dans le contrat d’adhésion et varient selon chaque structure : certaines prévoient un simple préavis, d’autres des indemnités ou des conditions liées à l’atteinte, ou non, des volumes d’engagement initiaux. Avant toute adhésion, il est recommandé de lire précisément cette clause, souvent moins visible que les avantages tarifaires mis en avant lors de la négociation. Anticiper les conditions de sortie évite des difficultés si votre stratégie d’achat évolue dans les années suivantes.

Djaboo est-il une centrale d’achat ?

Non. Djaboo ne négocie aucun tarif fournisseur et ne met en relation aucune entreprise avec des fournisseurs référencés. Djaboo est un logiciel de gestion qui vous permet de piloter vos demandes d’achat, vos bons de commande fournisseur, vos contrats, vos réceptions de marchandises, vos stocks multi-entrepôts et vos dépenses, que vous soyez adhérent d’une centrale d’achat, membre d’un groupement, ou en relation directe avec vos fournisseurs habituels.

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