En août, profitez de 2 mois offerts sur Djaboo avec le code : DJABOO26 → J'en profite
Suivi des commandes fournisseurs : méthode et outils

Suivi des commandes fournisseurs : méthode et outils pour ne plus rien perdre

5/5 - (562 votes)

Suivi des commandes fournisseurs : de quoi parle-t-on ?

Passer une commande à un fournisseur, c’est facile. Savoir exactement où elle en est, si la date de livraison tient toujours, si la quantité sera complète et si la facture correspondra bien à ce qui a été reçu : c’est une autre affaire.

Le suivi des commandes fournisseurs désigne l’ensemble des actions, processus et outils mis en place pour piloter une commande depuis son émission jusqu’à sa réception complète et conforme. Il couvre plusieurs dimensions simultanément :

Le suivi administratif : vérifier que le bon de commande a bien été transmis, que l’accusé de réception a été obtenu, que les références et les quantités sont correctes.
Le suivi logistique : connaître la date de livraison prévisionnelle, anticiper les retards, coordonner la réception physique des marchandises.
Le suivi financier : s’assurer que la facture reçue correspond au bon de commande et au bon de livraison, avant tout paiement.
Le suivi de la relation fournisseur : historiser les échanges, mesurer la performance, identifier les fournisseurs fiables et ceux qui posent régulièrement problème.

Ce périmètre concerne tous les services impliqués dans les achats : les responsables approvisionnement, les équipes comptables, les gestionnaires de stock et les dirigeants de PME qui portent souvent plusieurs casquettes à la fois.

Pour une TPE ou une PME, le suivi des commandes fournisseurs n’est pas une fonction secondaire. C’est un levier direct sur la trésorerie, la production, la satisfaction client et la rentabilité. Un retard non anticipé peut bloquer une ligne de production. Une quantité manquante peut décaler une livraison client. Une facture mal rapprochée peut générer un paiement en double ou un litige.

Pourtant, dans la très grande majorité des petites et moyennes entreprises françaises, ce suivi repose encore sur des méthodes artisanales : un fichier Excel partagé, une boîte mail commune, des appels téléphoniques non tracés. Ces pratiques fonctionnent jusqu’à un certain volume. Au-delà, elles deviennent une source de risques quotidiens.

Pourquoi un mauvais suivi coûte cher : ruptures, doubles commandes, litiges, trésorerie

Un suivi approximatif des commandes fournisseurs ne génère pas seulement de l’inconfort organisationnel. Il a un coût financier réel, souvent sous-estimé parce que dispersé entre plusieurs postes.

Les ruptures de stock : bien plus qu’une vente manquée

Quand une commande fournisseur n’est pas suivie correctement, le retard se découvre souvent le jour où la marchandise était censée arriver. À ce stade, il est trop tard pour réagir sans surcoût.

Les conséquences d’une rupture de stock s’accumulent rapidement :

Ventes perdues définitivement : selon une étude IHL Group, le coût mondial de la distorsion des stocks atteignait 1 770 milliards de dollars en 2023, dont environ 1 200 milliards imputables aux ruptures de stock.
Achats en urgence : commander en express chez un autre fournisseur coûte systématiquement plus cher, en prix unitaire et en frais de transport.
Pénalités clients : si votre propre client attendait cette marchandise pour honorer une commande, le retard se répercute en cascade.
Érosion de la relation commerciale : 20 % des consommateurs se tournent directement vers un concurrent face à un rayon vide, sans possibilité de les récupérer.

Les doubles commandes : l’erreur invisible

Sans traçabilité centralisée, il arrive qu’une même commande soit passée deux fois : par deux personnes différentes, ou parce que la première n’a jamais été confirmée et qu’une seconde a été émise par précaution. Résultat : un surstock coûteux, une trésorerie immobilisée et un fournisseur qui facture en double.

Les litiges fournisseurs : chronophages et coûteux

Un litige naît dès qu’il y a un écart entre ce qui a été commandé et ce qui a été livré ou facturé. Sans suivi rigoureux des commandes, ces écarts passent inaperçus ou sont détectés trop tard. Chaque litige non résolu immobilise de la trésorerie et mobilise du temps humain pour le traiter.

L’impact sur la trésorerie

Le suivi des commandes fournisseurs est directement lié au besoin en fonds de roulement (BFR). Payer une facture avant d’avoir reçu la marchandise, régler un double paiement, ou immobiliser du cash dans un stock non planifié : chacune de ces situations dégrade la position de trésorerie. Or, 31 % des entreprises françaises sont en tension de trésorerie, selon le Baromètre du Cash 2025 DFCG/Creditsafe.

Le coût caché du suivi manuel

Une équipe de 3 acheteurs passant chacun 1 heure par jour à relancer manuellement leurs fournisseurs représente environ 35 100 euros par an de temps de travail non productif (sur la base de 45 euros/heure chargés et 260 jours ouvrés).

Ce chiffre ne tient pas compte des erreurs, des réactions tardives aux retards, ni du temps passé à chercher la bonne information dans des boîtes mail et des fichiers éparpillés.

Les étapes du cycle achat : de la demande à la réception

Le suivi des commandes fournisseurs ne commence pas au moment de passer la commande. Il s’inscrit dans un cycle achat complet, dont chaque étape conditionne la suivante.

Étape 1 : L’expression du besoin

Tout part d’un besoin identifié en interne : un stock à réapprovisionner, un projet qui nécessite une fourniture, un service à commander. Cette expression du besoin doit être formalisée, avec une description précise, une quantité, une date souhaitée et un budget estimé. Sans formalisation, les erreurs de commande sont inévitables.

Étape 2 : La sélection du fournisseur

Sur la base du besoin, on identifie le ou les fournisseurs susceptibles d’y répondre. Pour les achats récurrents, un fournisseur référencé est généralement sélectionné. Pour les achats ponctuels ou stratégiques, une consultation peut être lancée. Cette étape inclut la vérification des conditions tarifaires, des délais et des modalités de livraison.

Étape 3 : L’émission du bon de commande

Le bon de commande (BC) est le document contractuel qui formalise la relation avec le fournisseur. Il doit mentionner : les références précises des produits ou services, les quantités, le prix unitaire et total, les conditions de livraison (lieu, date souhaitée, Incoterms si applicable), et les conditions de paiement.

Un bon de commande bien rédigé est la première protection contre les litiges futurs.

Étape 4 : L’accusé de réception de commande (ARC)

L’accusé de réception est la confirmation par le fournisseur qu’il a bien pris en compte la commande et qu’il s’engage sur une date de livraison. C’est le point de départ du suivi de commande à proprement parler. Sans ARC obtenu et tracé, vous n’avez aucune visibilité sur ce que le fournisseur a réellement prévu.

Étape 5 : Le suivi jusqu’à la livraison

Entre l’émission du bon de commande et la livraison, la commande doit être suivie activement : vérification que la date tient toujours, relances si nécessaire, mise à jour du statut en cas de modification. C’est l’étape la plus chronophage et la plus souvent négligée.

Étape 6 : La réception et le contrôle

À la livraison, la marchandise doit être contrôlée : les quantités reçues correspondent-elles à celles commandées ? Les produits sont-ils conformes ? L’état de la livraison est-il satisfaisant ? Cette étape génère le bon de livraison (BL), qui sera ensuite rapproché de la facture fournisseur.

Étape 7 : Le rapprochement facture / commande / livraison

Avant tout paiement, la facture reçue doit être rapprochée du bon de commande et du bon de livraison. C’est ce qu’on appelle le contrôle à 3 voies. Il permet de détecter les erreurs de facturation, les quantités non livrées facturées, ou les prix différents de ceux convenus.

Les informations à tracer pour chaque commande

Un suivi efficace repose sur la disponibilité et la fiabilité des données. Pour chaque commande fournisseur, voici les informations indispensables à enregistrer et à maintenir à jour.

Les données d’identification de la commande

Numéro de bon de commande : référence unique qui permet de retrouver la commande dans tous les systèmes.
Date d’émission du bon de commande.
Fournisseur : nom, contact principal, coordonnées.
Références produits/services : désignation précise, références internes et fournisseur.

Les données quantitatives et financières

Quantités commandées par référence.
Prix unitaire et montant total HT.
Conditions de paiement : délai, mode de règlement.
Devise si le fournisseur est étranger.

Les données de délai et de livraison

Date de livraison souhaitée (exprimée dans le bon de commande).
Date confirmée par le fournisseur dans l’accusé de réception.
Date de livraison réelle (à renseigner à la réception).
Lieu de livraison et conditions logistiques.

Les données de suivi et de statut

Statut de la commande : en attente de confirmation, confirmée, en cours de préparation, expédiée, livrée, litige, clôturée.
Historique des échanges : dates et contenu des relances, réponses du fournisseur, modifications de date.
Écarts constatés à la réception : quantités manquantes, produits non conformes, dommages.

Les données de réception et de facturation

Quantités réellement reçues par référence.
Numéro de bon de livraison fournisseur.
Numéro de facture associée et statut de rapprochement.
Avoirs éventuels en cas d’écart.

Tracer toutes ces informations de manière systématique permet non seulement de gérer chaque commande individuellement, mais aussi de construire un historique exploitable pour mesurer la performance des fournisseurs et anticiper les problèmes futurs.

Les 3 méthodes de suivi : tableur, e-mails, logiciel de gestion

Il n’existe pas une seule façon de suivre ses commandes fournisseurs. Les pratiques varient selon la taille de l’entreprise, le volume de commandes et le niveau de maturité des processus. Voici les trois méthodes les plus répandues, avec leurs avantages et leurs limites réelles.

Méthode 1 : Le tableur (Excel, Google Sheets)

C’est la méthode la plus utilisée dans les TPE et PME. Un fichier partagé liste toutes les commandes en cours, avec les colonnes correspondant aux informations clés : fournisseur, référence, quantité, date prévue, statut.

Avantages :

Mise en place immédiate, sans coût.
Personnalisable selon les besoins.
Accessible à tous sans formation.

Limites :

Mise à jour manuelle : le fichier est fiable seulement si quelqu’un le maintient à jour en permanence.
Problèmes de versioning : qui a la dernière version ? Qui a modifié quoi ?
Aucune automatisation : les relances, les alertes, les calculs d’indicateurs restent manuels.
Pas de traçabilité des échanges : les appels et e-mails restent dans les boîtes individuelles.
Ne tient pas à l’échelle : au-delà de quelques dizaines de commandes actives, le fichier devient ingérable.

Méthode 2 : Le suivi par e-mails

Certaines équipes s’appuient exclusivement sur leur messagerie pour suivre les commandes : un fil de discussion par fournisseur, des relances envoyées manuellement, des réponses archivées dans des dossiers.

Avantages :

Traçabilité des échanges écrits.
Aucun outil supplémentaire requis.

Limites :

L’information est silotée dans les boîtes individuelles : si la personne est absente, personne n’a accès au suivi.
Aucune vision consolidée des commandes en cours.
Les relances dépendent entièrement de la mémoire et de la rigueur de chaque collaborateur.
Impossible de produire des indicateurs de performance à partir des e-mails.

Méthode 3 : Le logiciel de gestion (ERP, CRM, outil dédié)

Les logiciels de gestion centralisent l’ensemble du processus achat : création des bons de commande, envoi au fournisseur, suivi des statuts, réception, rapprochement facture. Certains outils spécialisés automatisent même les relances fournisseurs et calculent les indicateurs de performance en temps réel.

Avantages :

Vision centralisée et partagée par toute l’équipe.
Historique complet et traçabilité de chaque échange.
Automatisation des relances et des alertes.
Calcul automatique des indicateurs (taux de service, délai moyen, taux de litige).
Rapprochement facilité entre commande, livraison et facture.

Limites :

Coût d’abonnement ou d’implémentation.
Nécessite une adoption par l’équipe et un paramétrage initial.
Peut sembler surdimensionné pour les très petits volumes.

Quel outil choisir ? Pour moins de 20 commandes actives simultanément, un tableur bien structuré peut suffire. Au-delà, le coût caché du suivi manuel (temps, erreurs, retards non détectés) dépasse rapidement le coût d’un outil dédié.

Mettre en place un accusé de réception et un contrôle à la livraison

Deux moments sont particulièrement critiques dans le cycle de suivi d’une commande fournisseur : la confirmation de la commande par le fournisseur, et la réception physique de la marchandise. Structurer ces deux étapes réduit considérablement les risques d’écart et de litige.

L’accusé de réception de commande (ARC) : pourquoi l’exiger systématiquement

L’accusé de réception est la réponse formelle du fournisseur qui confirme :

Qu’il a bien reçu et pris en compte votre bon de commande.
Qu’il s’engage sur une date de livraison précise.
Que les quantités et les prix sont conformes à ce qui a été convenu.

Sans ARC, vous n’avez aucune certitude que le fournisseur a traité votre commande. Il est fréquent qu’un bon de commande soit envoyé par e-mail et reste sans réponse pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sans que personne ne s’en aperçoive.

Bonnes pratiques pour l’accusé de réception :

1.Systématiser la demande : indiquer explicitement dans votre bon de commande qu’un accusé de réception est attendu sous 48 heures.
2.Définir ce que l’ARC doit contenir : numéro de commande, date de livraison confirmée, quantités acceptées, prix validés.
3.Relancer si l’ARC n’arrive pas : une commande sans accusé de réception dans les 48 à 72 heures doit déclencher une relance automatique ou manuelle.
4.Tracer l’ARC dans votre outil de suivi : noter la date de réception de l’ARC et la date de livraison confirmée par le fournisseur.

L’ARC a aussi une valeur contractuelle : en cas de litige sur la date ou les quantités, c’est ce document qui fait foi.

Le contrôle à la livraison : une étape non négociable

La réception d’une livraison ne se résume pas à signer le bon de transport. Un contrôle rigoureux à la livraison permet de détecter immédiatement les écarts et de les signaler dans les délais légaux.

Ce que le contrôle à la livraison doit vérifier :

La quantité : compter les colis, vérifier les quantités par référence. Une quantité manquante non signalée immédiatement est difficile à faire valoir ensuite.
La conformité des produits : les références reçues correspondent-elles à celles commandées ? Les produits sont-ils dans l’état attendu ?
L’état de la livraison : y a-t-il des dommages visibles sur les emballages ou les produits ? Si oui, noter les réserves sur le bon de transport avant de signer.
La documentation : le bon de livraison fournisseur est-il présent ? Les références et quantités mentionnées correspondent-elles à ce qui a été physiquement reçu ?

Formaliser le bon de réception :

À l’issue du contrôle, établir un bon de réception interne qui mentionne les quantités réellement reçues et les éventuels écarts. Ce document est indispensable pour le rapprochement avec la facture fournisseur et pour déclencher les actions correctives en cas de problème.

Gérer les écarts : retard, quantité manquante, produit non conforme

Même avec un processus de suivi rigoureux, les écarts surviennent. La différence entre une entreprise qui subit ces écarts et une entreprise qui les maîtrise tient à la rapidité de détection et à la qualité de la réponse.

Le retard de livraison

Un retard se gère d’autant mieux qu’il est détecté tôt. Idéalement, le fournisseur prévient lui-même dès qu’il anticipe un décalage. En pratique, c’est rarement le cas : c’est à vous de le détecter via un suivi actif.

Démarche à suivre :

1.Détecter le retard avant la date prévue : si vous n’avez pas de nouvelles du fournisseur à J-3 ou J-5 de la date de livraison confirmée, relancez.
2.Obtenir une nouvelle date ferme : ne pas accepter des réponses vagues (« en cours », « bientôt »). Exiger une date précise et la tracer.
3.Évaluer l’impact : le retard affecte-t-il votre production, vos livraisons clients, votre stock ? Si oui, quelles alternatives existent (stock de sécurité, fournisseur alternatif, report de production) ?
4.Documenter l’échange : conserver la trace écrite du retard annoncé par le fournisseur. Ce document sera utile en cas de pénalités contractuelles.
5.Appliquer les pénalités si elles sont prévues au contrat : les pénalités de retard doivent être formalisées dans le contrat fournisseur pour être opposables.

La quantité manquante

Une livraison partielle est une livraison qui ne correspond pas à la commande. Elle génère un écart de stock et peut bloquer une production ou une livraison client.

Démarche à suivre :

1.Constater l’écart à la réception et le noter sur le bon de réception interne.
2.Signaler immédiatement au fournisseur par écrit, avec les quantités manquantes précisées par référence.
3.Obtenir un engagement sur la livraison du solde : date et conditions.
4.Émettre un avoir ou ajuster la facture si la facturation a déjà été émise pour la quantité complète.
5.Décider si une commande complémentaire d’urgence est nécessaire selon l’impact sur l’activité.

Le produit non conforme

Un produit non conforme est un produit qui ne correspond pas aux spécifications du bon de commande : mauvaise référence, défaut qualité, conditionnement non respecté, documentation manquante.

Démarche à suivre :

1.Documenter la non-conformité : photos, description précise, références concernées, quantités impactées.
2.Notifier le fournisseur par écrit dans les délais : les délais de réclamation sont souvent contractuels. Au-delà, la réclamation peut être irrecevable.
3.Décider du traitement : retour au fournisseur, remplacement, avoir, ou acceptation sous réserve si la non-conformité est mineure.
4.Ouvrir un litige formel si le fournisseur conteste ou ne réagit pas dans les délais.
5.Tracer l’incident dans l’historique fournisseur : un produit non conforme isolé est un incident. Un produit non conforme récurrent est un signal de risque fournisseur.

Les indicateurs à suivre : taux de service fournisseur, délai moyen, taux de litige

Mesurer la performance de ses fournisseurs permet de prendre des décisions objectives : renégocier, diversifier, ou au contraire renforcer une relation qui fonctionne. Voici les indicateurs clés à mettre en place.

L’OTIF (On Time In Full) : l’indicateur de référence

L’OTIF est l’indicateur le plus complet pour mesurer la fiabilité d’un fournisseur. Il mesure simultanément deux dimensions :

On Time (OT) : la livraison est arrivée dans la fenêtre de tolérance convenue (souvent J-1/J+0).
In Full (IF) : la quantité livrée est conforme à la commande.

Formule :

OTIF (%) = (Livraisons à temps ET complètes / Total des livraisons) × 100

Un fournisseur qui affiche 90 % en ponctualité et 90 % en complétude peut n’avoir qu’un OTIF de 75 à 80 %, car les deux conditions doivent être remplies simultanément.

Objectif standard : un OTIF supérieur à 95 % est généralement considéré comme satisfaisant dans l’industrie.

Le délai moyen de livraison (lead time réel)

Le délai moyen de livraison mesure le temps écoulé entre la passation d’une commande et la réception effective de la marchandise. Il doit être comparé au délai contractuel annoncé par le fournisseur.

Formule :

Délai moyen = Somme des délais réels / Nombre de commandes sur la période

Cet indicateur permet de détecter une dérive progressive : un fournisseur qui annonce 10 jours mais livre en 14 jours en moyenne génère un décalage structurel dans votre planification, même si aucune commande n’est officiellement « en retard ».

Le taux de litige

Le taux de litige mesure la proportion de commandes ayant généré un écart (quantité, qualité, prix, retard) ayant donné lieu à une réclamation formelle.

Formule :

Taux de litige (%) = (Nombre de commandes avec litige / Total des commandes) × 100

Un taux de litige élevé avec un fournisseur est un signal d’alerte. Il génère des coûts administratifs, immobilise de la trésorerie et consomme du temps humain. Il doit déclencher une revue de la relation fournisseur.

Le délai moyen de résolution des litiges

Mesurer combien de temps s’écoule entre l’ouverture d’un litige et sa résolution permet d’évaluer la réactivité du fournisseur et la solidité de votre propre processus de traitement.

Objectif : un litige simple (quantité manquante, avoir à émettre) doit être résolu en moins de 15 jours ouvrés.

Tableau de synthèse des indicateurs

Indicateur Formule Objectif indicatif
OTIF (Livraisons OT et IF / Total livraisons) × 100 ≥ 95 %
Délai moyen réel Somme des délais réels / Nb commandes = délai contractuel
Taux de litige (Commandes avec litige / Total) × 100 < 3 %
Délai de résolution litiges Durée moyenne entre ouverture et clôture < 15 jours ouvrés
Taux de non-conformité (Produits non conformes / Total livrés) × 100 < 2 %

Ces indicateurs doivent être calculés par fournisseur, et non seulement au global. Un OTIF global satisfaisant peut masquer la mauvaise performance d’un fournisseur critique, compensée par l’excellente performance des autres.

Djaboo pour centraliser votre suivi fournisseurs et vos achats

Mettre en place un suivi rigoureux des commandes fournisseurs suppose de centraliser les informations, de structurer les processus et de disposer d’un outil accessible à toute l’équipe, sans compétences techniques particulières.

C’est exactement ce que propose Djaboo, la suite CRM et de gestion d’entreprise conçue pour les TPE et PME françaises. Djaboo permet de gérer en un seul endroit la relation client, la facturation, les projets et la collaboration d’équipe, avec une interface pensée pour être opérationnelle en quelques minutes.

Pour les équipes qui gèrent des achats fournisseurs, Djaboo offre la possibilité de centraliser les informations, de suivre les flux financiers et de piloter l’activité sans jongler entre plusieurs outils disparates. Rejoignez plus de 1 000 équipes qui ont structuré leurs processus avec Djaboo.

FAQ : 4 questions sur le suivi des commandes fournisseurs

Quelle est la différence entre un bon de commande et un accusé de réception ?

Le bon de commande est le document émis par l’acheteur pour formaliser sa demande auprès du fournisseur. L’accusé de réception est la réponse du fournisseur qui confirme qu’il a pris en compte la commande et s’engage sur une date de livraison. Le bon de commande engage l’acheteur ; l’accusé de réception engage le fournisseur.

À quelle fréquence faut-il relancer un fournisseur pour une commande en cours ?

La fréquence dépend du délai restant avant la livraison et de la criticité de la commande. En règle générale : une relance hebdomadaire au-delà de 4 semaines, deux fois par semaine entre 2 et 4 semaines, tous les 2 à 3 jours en dessous de 2 semaines. Pour les commandes critiques, un suivi quotidien est recommandé.

Que faire si un fournisseur refuse de reconnaître un écart à la livraison ?

Commencer par envoyer une réclamation écrite formelle avec les preuves (photos, bon de réception, bon de commande). Si le fournisseur conteste, se référer aux clauses contractuelles. En l’absence de réponse satisfaisante dans un délai raisonnable, bloquer le paiement de la facture correspondante et ouvrir un litige formel. Tracer l’ensemble des échanges pour constituer un dossier.

Peut-on mesurer la performance d’un fournisseur sans logiciel dédié ?

Oui, avec un tableur bien structuré et une rigueur de saisie constante. Il faut enregistrer pour chaque commande la date de livraison prévue, la date réelle, les quantités commandées et reçues, et les litiges éventuels. Ces données permettent de calculer manuellement l’OTIF, le délai moyen et le taux de litige. La limite est le temps nécessaire à la collecte et à la mise à jour : au-delà d’une vingtaine de commandes actives, un outil dédié devient plus rentable.

5/5 - (562 votes)

Sommaire

Vous êtes débordé par votre gestion ?

Djaboo s’en charge pour vous !