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PayFiP paiement en ligne

PayFiP : payer et encaisser les factures publiques en ligne

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Chaque année, des millions de Français reçoivent des avis de sommes à payer émis par leur mairie, leur hôpital ou leur établissement scolaire. Régler ces factures impliquait autrefois un déplacement au guichet, l’envoi d’un chèque ou une attente aux horaires d’ouverture d’une trésorerie. Depuis 2018, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a changé la donne avec PayFiP : une plateforme de télépaiement accessible 24h/24, 7j/7, gratuite pour l’usager, et désormais utilisée par plus de 5 000 collectivités et établissements publics de santé en France.

Cet article explique ce qu’est PayFiP, comment l’utiliser côté usager, comment y adhérer côté collectivité, quels moyens de paiement sont acceptés, et pourquoi les entreprises privées ont besoin d’une solution différente pour encaisser leurs propres factures.

Qu’est-ce que PayFiP ? Le successeur de TIPI, porté par la DGFiP

PayFiP est l’acronyme de Paiement des Finances Publiques. C’est un service de paiement en ligne développé et opéré par la DGFiP, accessible à l’adresse officielle www.payfip.gouv.fr.

De TIPI à PayFiP : une évolution réglementaire et technique

PayFiP est né de la transformation de l’ancien dispositif TIPI (Titres Payables par Internet), qui permettait déjà le règlement de titres de recettes publiques par carte bancaire sur Internet depuis les années 2010. Les premiers paiements en ligne via ce système ont été enregistrés dès 2010, à l’issue d’une phase pilote menée avec plusieurs collectivités locales.

À partir de la version 15 du dispositif, l’offre TIPI a été rebaptisée PayFiP et enrichie d’un second mode de paiement : le prélèvement unique. L’adresse URL initiale (tipi.budget.gouv.fr) a été mise à jour le 20 mai 2021, puis le domaine a définitivement basculé vers www.payfip.gouv.fr le 30 juin 2022.

Ce changement ne s’est pas limité à un simple renommage. Il a accompagné une obligation légale majeure : l’article L. 1611-5-1 du Code général des collectivités territoriales, précisé par le décret en Conseil d’État n° 2018-689 du 1er août 2018, impose à toute collectivité ou régie encaissant plus de 5 000 euros de recettes annuelles de proposer une solution de paiement en ligne à ses usagers depuis le 1er janvier 2022. PayFiP constitue la solution de référence pour satisfaire cette obligation légale, selon la DGFiP elle-même.

À quoi sert PayFiP concrètement ?

PayFiP permet aux usagers de régler leurs titres de recettes (aussi appelés « avis des sommes à payer » ou ASAP) émis par :

les communes et intercommunalités (cantine scolaire, crèche, activités périscolaires, eau, assainissement, loyers de logements communaux) ;
les départements et régions (frais de formation, aides sociales à rembourser) ;
les établissements publics de santé (frais hospitaliers, forfait journalier, soins non pris en charge) ;
d’autres organismes publics locaux (amendes locales, droits d’occupation du domaine public).

Le service est entièrement gratuit pour l’usager. Il est disponible à toute heure, depuis n’importe quel appareil connecté, y compris depuis l’étranger. Depuis le 15 décembre 2025, certaines factures locales (eau, crèche, etc.) sont également accessibles directement dans l’espace « Mon espace Finances Publiques » sur impots.gouv.fr, permettant aux usagers de les consulter et de les payer sans même saisir manuellement leurs références, comme l’indique l’AMF dans sa note de février 2026.

PayFiP et le cadre de la modernisation des services publics

PayFiP s’inscrit dans une transformation plus large portée par la DGFiP. L’objectif est de réduire les coûts de traitement administratif, d’améliorer le taux de recouvrement des créances locales et d’aligner l’expérience usager du service public sur les standards numériques contemporains. Selon la DITP (Direction interministérielle de la transformation publique), le service avait déjà enregistré plus de 63 000 paiements en ligne au cours de la seule année 2019, avant même l’entrée en vigueur de l’obligation légale.

Comment payer une facture publique via PayFiP côté usager

Que vous régliez la cantine de vos enfants, une facture d’hôpital ou des impôts locaux, le parcours de paiement sur PayFiP suit toujours la même logique simple.

Ce dont vous avez besoin avant de commencer

Avant de vous connecter, munissez-vous de votre avis des sommes à payer (ASAP), le document reçu par courrier ou par email de la collectivité ou de l’établissement public. Il contient trois informations indispensables :

1.L’identifiant de la collectivité : un code numérique qui identifie l’organisme émetteur.
2.La référence de la dette : le numéro unique de la facture ou du titre.
3.Le montant à régler.

Si votre collectivité a activé l’envoi de factures au format PES ASAP XML, un QR code figure sur le document. En le scannant, vous êtes directement redirigé vers la page de paiement pré-remplie, sans saisie manuelle.

Le déroulé étape par étape

Étape 1 : Accéder au site officiel

Rendez-vous sur www.payfip.gouv.fr. Vérifiez toujours que l’URL commence bien par https:// et que le cadenas de sécurité est présent dans votre navigateur. Des tentatives de phishing imitant l’interface gouvernementale existent : ne cliquez jamais sur un lien reçu par SMS ou email non sollicité.

Étape 2 : Saisir l’identifiant de la collectivité

Entrez le code identifiant figurant sur votre avis, puis validez. L’interface affiche le nom de la collectivité correspondante pour confirmation.

Étape 3 : Renseigner la référence et le montant

Saisissez la référence de votre dette et le montant indiqué sur l’avis. PayFiP effectue des contrôles de cohérence : si les données ne correspondent pas à celles enregistrées dans le système Hélios (l’application comptable des collectivités), un message d’erreur s’affiche.

Étape 4 : Indiquer votre adresse email

Cette adresse est nécessaire pour recevoir le ticket de télépaiement, qui constitue votre justificatif de règlement. Conservez-le précieusement : il ne vaut pas quittance officielle, mais fait office de preuve en cas de contestation.

Étape 5 : Choisir le mode de paiement

Deux options principales sont disponibles (voir la section dédiée ci-dessous) : carte bancaire ou prélèvement unique.

Étape 6 : Valider et recevoir la confirmation

Une fois la transaction enregistrée, un écran de confirmation s’affiche et le ticket de paiement est envoyé simultanément à votre adresse email et au poste comptable de la collectivité. Le comptable reçoit le flux d’émargement à J+1 et le flux financier à J+2. L’application PayFiP enregistre la transaction et bloque tout double paiement en ligne pour la même dette.

Pour quels types de factures ?

Voici les principales situations dans lesquelles PayFiP peut être utilisé :

Type de créancier Exemples de factures
Communes et intercommunalités Cantine, crèche, garderie, eau, loyers communaux
Hôpitaux et établissements de santé Frais de séjour, forfait journalier
Départements et régions Frais de formation, aides à rembourser
Régies de recettes Amendes locales, droits d’occupation

À noter : PayFiP ne permet pas le paiement des impôts nationaux (impôt sur le revenu, TVA, etc.), qui relèvent du portail impots.gouv.fr. Il est exclusivement dédié aux créances des collectivités territoriales et des établissements publics locaux.

Délais de prise en compte

Un paiement par carte bancaire est comptabilisé immédiatement. Un prélèvement unique est débité 3 jours ouvrés après la date de la transaction (weekends et jours fériés exclus). Anticipez donc les échéances proches si vous optez pour cette seconde option.

Côté collectivités et établissements publics : adhésion et mise en place

PayFiP n’est pas automatiquement disponible pour toutes les collectivités. Son utilisation repose sur une adhésion volontaire, formalisée par une convention. Voici comment cela fonctionne.

Qui peut adhérer ?

Toute collectivité ou établissement public local dont le budget est géré par un comptable public dans l’application Hélios peut adhérer à PayFiP. Les conditions techniques à respecter sont les suivantes :

Utiliser une nomenclature du secteur public local (hors M31, les offices publics de l’habitat ne sont pas éligibles).
Émettre des flux aux formats ROLMRE, INDIGO ou PES ASAP.
Éditer des avis des sommes à payer mentionnant clairement l’identifiant collectivité, la référence de la dette et une invitation à payer en ligne.
Disposer d’un Identifiant Créancier SEPA (ICS) pour activer l’option prélèvement.
Pour les budgets émettant plus de 10 000 articles de rôle par an, une demande de pré-adhésion doit être transmise via le correspondant moyens de paiement de la DR/DDFiP au bureau CL1C de la DGFiP pour validation.
Les montants des titres doivent être compris entre 1 centime et 1 milliard d’euros.

Depuis le 1er janvier 2022, les collectivités et régies encaissant plus de 5 000 euros annuels ont l’obligation légale de proposer une solution de paiement en ligne. PayFiP est la solution retenue par la DGFiP pour satisfaire cette obligation. Son adhésion et son utilisation sont entièrement gratuites pour la collectivité, les coûts du portail étant intégralement pris en charge par la DGFiP, comme l’a confirmé le ministère chargé des Comptes publics en réponse à une question sénatoriale en octobre 2023.

Les étapes de mise en œuvre

1. Prise de contact avec la DDFiP

Le responsable de la collectivité contacte la Direction Départementale des Finances Publiques (DDFiP) de son département. Le correspondant « Moyens de paiement » est l’interlocuteur dédié pour accompagner l’adhésion.

2. Signature de la convention d’adhésion

La convention formalise les engagements de chaque partie et précise les types de produits qui seront payables en ligne. Un formulaire d’adhésion détaillant le libellé de la collectivité et les catégories de recettes concernées est joint.

3. Adaptation des avis des sommes à payer

Les ASAP doivent être mis aux normes pour faire apparaître les informations nécessaires à l’identification de la facture sur le site PayFiP. Cette étape peut nécessiter une adaptation du logiciel de facturation ou du prestataire de la collectivité.

4. Phase de tests

Des tests d’envoi des URL et d’exploitation des informations sont réalisés avant le passage en production. PayFiP met à disposition un environnement de test.

5. Passage en production

Une fois les tests validés, le service est ouvert aux usagers. La mise en ligne d’un titre dans PayFiP s’effectue dans un délai de 48 heures après sa prise en charge par le comptable dans Hélios.

Deux options d’intégration

Les collectivités ont le choix entre deux modalités techniques :

L’intégration sur leur propre site internet : un formulaire ou un bouton de paiement renvoie vers PayFiP. Le coût de développement et de maintenance du site est à la charge de la collectivité, mais l’accès à PayFiP reste gratuit.
L’utilisation du site de collecte de la DGFiP : la collectivité n’a pas besoin d’un site internet propre. L’usager accède directement à www.payfip.gouv.fr et saisit manuellement l’identifiant collectivité.

La fin progressive du chèque

Depuis janvier 2026, il n’est plus possible d’ouvrir de nouvelles adhésions au dispositif d’encaissement industriel par chèque/TIP, ni d’étendre le périmètre des adhésions existantes. Le chèque n’est pas encore totalement interdit, mais la DGFiP accélère sa mise à l’écart progressive. La transition vers PayFiP, le prélèvement automatique récurrent et, bientôt, le virement simplifié, constitue la feuille de route officielle pour les collectivités, selon l’AMF dans sa note de février 2026.

Sécurité et moyens de paiement acceptés

La confiance dans un service de paiement public repose sur deux piliers : la robustesse technique et la transparence des options proposées.

Les moyens de paiement disponibles en 2026

PayFiP propose actuellement trois modes de règlement :

1. La carte bancaire

C’est le moyen le plus utilisé. Il accepte les cartes Visa et Mastercard. Le débit est immédiat. La transaction est sécurisée par l’authentification forte 3D Secure : après saisie du numéro de carte, de la date d’expiration et du cryptogramme visuel, votre banque vous demande une validation supplémentaire (code SMS, empreinte digitale ou reconnaissance faciale via l’application mobile bancaire). Ce mécanisme, rendu obligatoire par la directive européenne DSP2, empêche qu’un simple numéro de carte volé suffise à finaliser un paiement.

Pour la collectivité, ce mode génère des commissions bancaires : 0,03 € + 0,20 % du montant pour les transactions inférieures à 20 €, et 0,05 € + 0,25 % du montant pour les transactions supérieures à 20 € (cartes en zone euro). Ces frais sont à la charge de la collectivité, non de l’usager.

2. Le prélèvement unique

Cette option est entièrement gratuite pour la collectivité et pour l’usager. Elle nécessite une identification préalable via FranceConnect (avec un compte impots.gouv.fr, l’Identité Numérique La Poste, ou un autre fournisseur d’identité reconnu) ou via l’espace professionnel sur impots.gouv.fr pour les entreprises. L’usager renseigne son IBAN, et le prélèvement est exécuté en J+3 jours ouvrés. Il ne s’agit pas d’un mandat récurrent : chaque opération est strictement liée à une dette précise et à un montant validé.

3. Le virement simplifié (déploiement en cours)

Expérimenté avec plusieurs collectivités locales et hospitalières depuis 2024, le virement simplifié est en cours de généralisation au printemps 2026. Il repose sur la technologie d’initiation de paiement (DSP2), développée avec le prestataire Fintecture. Le principe : l’usager est redirigé vers son espace bancaire en ligne, s’authentifie avec ses identifiants habituels, et valide un ordre de virement pré-rempli du montant exact. Aucune saisie de numéro de carte ni d’IBAN n’est requise. Ce mode est totalement gratuit pour la collectivité (pas de commission commerçant), et le virement est reçu à J+1, voire en moins de 10 secondes pour les virements instantanés prévus à partir de juillet 2026, selon collectivites-locales.gouv.fr.

À l’horizon 2027-2028, la DGFiP prévoit également d’intégrer le paiement par Wero (le service de paiement instantané européen), moins coûteux que la carte bancaire pour les collectivités.

La sécurité technique de PayFiP

PayFiP repose sur une infrastructure supervisée par la DGFiP, avec plusieurs niveaux de protection :

Chiffrement TLS (Transport Layer Security) : toutes les données échangées entre le navigateur de l’usager et les serveurs de PayFiP sont chiffrées de bout en bout.
Conformité PCI-DSS : le traitement des données de cartes bancaires respecte les normes internationales de sécurité des données de l’industrie des cartes de paiement.
Authentification forte : via FranceConnect pour le prélèvement, via 3D Secure pour la carte.
Journalisation horodatée : chaque transaction est tracée, accessible en cas de contrôle ou de réclamation.
Blocage du double paiement : une fois une dette réglée, PayFiP empêche tout nouveau paiement en ligne pour la même référence.

Pour les usagers, la règle d’or est simple : vérifiez toujours que l’URL est bien https://www.payfip.gouv.fr avant de saisir la moindre information. La DGFiP ne demande jamais de coordonnées bancaires par email ou SMS.

PayFiP et les entreprises privées : ce que ça ne couvre pas, et comment encaisser en ligne quand on est une TPE

PayFiP est un service public, conçu pour les créances des collectivités territoriales et des établissements publics. Il ne s’adresse pas aux entreprises privées qui souhaitent encaisser leurs propres factures clients. Cette distinction est fondamentale.

Ce que PayFiP ne fait pas pour une TPE ou une PME

Une agence de communication, un consultant indépendant, un artisan ou une PME de services ne peut pas utiliser PayFiP pour encaisser ses factures. PayFiP est réservé au secteur public local. Ses fonctions sont entièrement dédiées au recouvrement de créances publiques, dans un cadre comptable spécifique (Hélios, nomenclatures M14, M52, etc.) qui n’a aucun équivalent dans la sphère privée.

Par ailleurs, même en tant que client d’une collectivité, une entreprise peut utiliser PayFiP pour régler ses propres dettes envers les organismes publics. Depuis le 1er juin 2022, les professionnels ont accès au prélèvement unique via PayFiP, sans être soumis aux plafonds de paiement des cartes bancaires, selon service-public.fr. Mais cela ne remplace pas un outil d’encaissement pour leurs propres factures.

Le vrai besoin d’une TPE : encaisser ses propres clients en ligne

Pour une entreprise privée, le défi n’est pas de payer des factures publiques, c’est de se faire payer rapidement par ses clients. Les délais de paiement restent un problème structurel pour les petites structures : selon les données disponibles, les TPE et PME françaises font face à des délais moyens de règlement qui dépassent régulièrement 30 jours, générant des tensions de trésorerie parfois critiques.

Les besoins concrets d’une TPE en matière d’encaissement sont :

Émettre des factures conformes à la réglementation française (mentions légales, numérotation séquentielle, TVA).
Proposer un lien de paiement en ligne directement intégré à la facture.
Relancer automatiquement les impayés sans y passer du temps chaque semaine.
Visualiser en temps réel l’état de sa trésorerie.
Se préparer à la facturation électronique obligatoire, dont le calendrier de déploiement est en cours pour les entreprises françaises.

Aucune de ces fonctions n’est couverte par PayFiP, qui reste un outil public.

Djaboo : la solution d’encaissement en ligne pour les TPE et PME

C’est précisément pour répondre à ces besoins que des outils comme Djaboo ont été conçus. Djaboo est une plateforme CRM tout-en-un pensée pour les équipes de 1 à 100+, qui réunit dans un seul espace la gestion des clients, la facturation, les relances automatiques, la trésorerie et la gestion de projets.

Côté encaissement, Djaboo permet de :

Créer des devis et des factures conformes en quelques clics, convertibles automatiquement l’un en l’autre après signature.
Intégrer un lien de paiement en ligne via Stripe ou PayPal directement dans chaque facture et chaque email de relance : le client paie en deux clics, sans virement à coordonner.
Configurer des scénarios de relance automatique (J+7, J+15, J+30) avec des modèles d’emails personnalisables selon le niveau d’urgence.
Visualiser en temps réel le montant total des impayés, les factures en retard et le prévisionnel de trésorerie sur plusieurs semaines.
Émettre et recevoir des factures au format conforme à la réforme de la facturation électronique 2026.

Le plan Starter de Djaboo est gratuit, pour toujours, sans carte bancaire requise. Il inclut jusqu’à 3 utilisateurs, 500 contacts, un pipeline basique et 5 factures par mois, avec la facturation électronique incluse dès ce niveau. Pour les structures qui veulent passer à la vitesse supérieure, le plan Pro est disponible à partir de 29 €/mois (facturé annuellement), avec des factures et utilisateurs illimités, les relances automatiques avancées, les paiements Stripe intégrés et un portail client personnalisé.

Là où PayFiP règle le problème des collectivités publiques, Djaboo règle celui des entreprises privées : être payé plus vite, sans courir après ses clients.

FAQ : 5 questions fréquentes sur PayFiP

1. PayFiP est-il gratuit pour l’usager ?

Oui, totalement. Aucun frais de service ni commission n’est prélevé sur le paiement, que ce soit par carte bancaire ou par prélèvement unique. Les éventuelles commissions liées à la carte bancaire sont à la charge de la collectivité, pas de l’usager.

2. Toutes les collectivités utilisent-elles PayFiP ?

Non. L’adhésion à PayFiP est volontaire, même si elle est désormais obligatoire pour les collectivités encaissant plus de 5 000 euros annuels (depuis le 1er janvier 2022). Si votre commune ou votre hôpital n’a pas encore rejoint le dispositif, le paiement en ligne via PayFiP ne sera pas disponible. Reportez-vous aux modalités de paiement indiquées sur votre avis des sommes à payer.

3. Peut-on payer une facture d’hôpital sur payfip.gouv.fr ?

Oui, à condition que l’établissement public de santé ait adhéré au dispositif. De nombreux hôpitaux publics utilisent PayFiP pour le recouvrement de leurs créances. Si c’est le cas, un numéro de référence figure sur votre avis de sommes à payer et vous permet d’effectuer le règlement directement en ligne.

4. Comment obtenir un justificatif de paiement ?

À l’issue de chaque transaction validée, un écran de confirmation s’affiche. Un ticket de paiement est envoyé simultanément à votre adresse email et au poste comptable de la collectivité. Ce ticket ne vaut pas quittance officielle, mais constitue une preuve solide en cas de contestation ou de besoin de suivi budgétaire. Il est fortement recommandé de le conserver.

5. Que faire si le paiement est refusé ?

Plusieurs causes sont possibles : plafond de paiement en ligne atteint sur votre carte bancaire, erreur de saisie dans les références de la facture, ou collectivité n’ayant pas encore activé l’option de paiement en ligne. En cas de refus par votre banque, vérifiez votre plafond de paiement à distance auprès de votre conseiller. Pour les montants importants (factures hospitalières notamment), le prélèvement unique est souvent une alternative plus adaptée car il n’est pas soumis aux plafonds carte. Si le problème persiste, contactez directement le service de trésorerie publique dont les coordonnées figurent sur votre avis des sommes à payer.

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