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Affichage obligatoire en entreprise : la liste complète 2026

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L’affichage obligatoire regroupe les informations qu’un employeur doit porter à la connaissance de ses salariés, certaines par un panneau physique, d’autres par tout moyen. Voici la liste à jour, qui est concerné, où afficher et ce que l’on risque à ne pas le faire.

Qu’est-ce que l’affichage obligatoire en entreprise ?

L’affichage obligatoire désigne l’ensemble des informations que le Code du travail impose à l’employeur de communiquer à ses salariés sur le lieu de travail. Historiquement, tout passait par des affiches placardées près de la machine à café ou de la pointeuse. Depuis une réforme de simplification, une partie de ces informations peut désormais être transmise par tout moyen (intranet, e-mail, note remise à l’embauche), tandis qu’un socle reste strictement à afficher physiquement.

L’objectif n’est pas administratif : ces informations protègent le salarié (à qui s’adresser en cas de problème, quels sont ses droits) et l’employeur (qui prouve qu’il a rempli ses obligations d’information). C’est aussi l’un des premiers points qu’un inspecteur du travail vérifie lors d’un contrôle, précisément parce que c’est simple à constater et révélateur du sérieux général de la gestion sociale de l’entreprise.

Deux confusions fréquentes à lever d’emblée. D’abord, l’affichage obligatoire n’a rien à voir avec l’affichage commercial ou les mentions à afficher pour la clientèle (prix, etc.) : on parle ici d’information des salariés. Ensuite, le fameux code APE que certains pensent devoir afficher ne fait pas partie des affichages obligatoires en entreprise au sens du droit du travail ; il figure sur les documents de l’entreprise, pas sur le panneau destiné aux salariés.

Quelles entreprises sont concernées ?

Toutes. Dès le premier salarié, un employeur est soumis à des obligations d’affichage. Ce qui change avec la taille, ce n’est pas le principe mais l’étendue de la liste : plus l’effectif grandit, plus les obligations s’ajoutent. Trois seuils structurent l’essentiel.

  • Dès 1 salarié : le socle de base s’applique (coordonnées de l’inspection du travail et du service de santé au travail, secours d’urgence, interdiction de fumer et de vapoter, égalité de rémunération entre les femmes et les hommes, textes sur le harcèlement et les discriminations, horaires de travail).
  • À partir de 11 salariés : s’ajoutent les informations liées à la représentation du personnel, notamment autour de l’organisation des élections du comité social et économique (CSE).
  • À partir de 50 salariés : le règlement intérieur devient obligatoire et doit être affiché, et les obligations liées au CSE et à la vie sociale de l’entreprise s’étoffent.

Autrement dit, une TPE d’un ou deux salariés a un panneau relativement court à tenir, mais elle a bel et bien un panneau à tenir. C’est souvent au moment d’embaucher son premier salarié que la question se pose pour la première fois, et il vaut mieux la traiter à ce moment-là plutôt qu’au premier contrôle.

La liste des affichages obligatoires

Voici les informations à porter à la connaissance des salariés. Nous distinguons celles qui doivent être affichées physiquement de celles qui peuvent être communiquées par tout moyen depuis la simplification, car la nuance est importante en cas de contrôle.

À afficher physiquement (socle commun)

  • L’inspection du travail : l’adresse, le nom de l’inspecteur ou du contrôleur compétent et le numéro de téléphone de l’unité de contrôle dont dépend l’entreprise.
  • Le service de prévention et de santé au travail : adresse et numéro de téléphone de la médecine du travail à laquelle l’entreprise est rattachée.
  • Les services de secours d’urgence : les numéros à appeler en cas d’urgence (secours, pompiers, SAMU, numéro d’urgence européen).
  • L’interdiction de fumer et de vapoter : une signalétique apparente rappelant l’interdiction dans les lieux fermés et couverts accueillant du public ou constituant des lieux de travail.
  • L’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes : les textes du Code du travail relatifs à l’égalité salariale.
  • Le harcèlement moral et le harcèlement sexuel : les textes de référence ainsi que les actions civiles et pénales encourues, et les coordonnées des autorités et personnes compétentes (services de santé au travail, inspection du travail, Défenseur des droits, référents éventuels).
  • La lutte contre les discriminations : les articles du Code pénal réprimant les discriminations.
  • Les consignes de sécurité et d’incendie : dans les établissements concernés, les consignes et le plan indiquant la conduite à tenir en cas d’incendie ou d’évacuation.
  • Les horaires de travail : lorsqu’ils sont collectifs, les heures de début et de fin de travail et des repos doivent être affichées sur le lieu de travail.
  • Le règlement intérieur : dans les entreprises qui y sont tenues (à partir de 50 salariés), il est affiché à une place convenable et aisément accessible sur les lieux de travail.

Communicable par tout moyen (information des salariés)

  • La convention collective et les accords applicables : l’employeur informe les salariés de la convention et des accords applicables, et tient un exemplaire à leur disposition. Un avis précisant l’intitulé des textes et les modalités de consultation suffit désormais, sans affiche imposée.
  • L’ordre des départs en congés payés : il doit être communiqué à chaque salarié et rendu accessible, par tout moyen, avant le début des congés.
  • Le document unique d’évaluation des risques : les modalités d’accès au document unique (DUERP) sont portées à la connaissance des salariés, notamment par un avis indiquant où le consulter.
  • Le repos hebdomadaire : en cas de dérogation ou d’organisation particulière, l’information des salariés sur le régime applicable.

La règle pratique à retenir : le socle de sécurité et de recours (à qui parler, quels droits, quelles urgences) reste sur un panneau physique ; l’information documentaire (conventions, congés, accès aux registres) peut vivre sur l’intranet ou dans un espace RH numérique, à condition qu’elle soit réellement accessible à tous les salariés à tout moment.

Où et comment afficher

La loi ne fixe pas un emplacement unique, mais un principe : les affichages physiques doivent être placés dans un lieu facilement accessible et où les salariés passent (entrée, salle de pause, vestiaires, près de la pointeuse). L’idée est que chacun puisse les consulter librement, sans avoir à demander. Un panneau relégué dans un bureau fermé à clé ne remplit pas l’obligation.

Quelques règles de bon sens qui évitent les ennuis :

  • Lisibilité : des affiches à jour, lisibles, non recouvertes par d’autres documents. Une affiche périmée ou illisible équivaut à une absence d’affichage.
  • Actualité : les coordonnées de l’inspection du travail et de la médecine du travail changent ; les textes évoluent. Une revue annuelle du panneau évite de laisser traîner des informations fausses.
  • Multi-sites : chaque établissement où travaillent des salariés dispose de son propre affichage, avec les coordonnées locales de l’inspection et de la médecine du travail.
  • Langue : l’affichage se fait en français ; il peut être accompagné de traductions si l’effectif le justifie.

Pour la part communicable par tout moyen, un intranet ou un espace partagé bien tenu est parfaitement valable, à condition que tous les salariés y aient accès (ce qui suppose de prévoir une solution pour ceux qui n’ont pas d’ordinateur). La dématérialisation ne dispense pas de l’accessibilité : une information que personne ne peut retrouver n’est pas communiquée.

Les sanctions en cas de manquement

Le défaut d’affichage obligatoire est une infraction, sanctionnée par une amende (contravention) dont le montant dépend de l’obligation concernée. Beaucoup de manquements relèvent d’une contravention de 4e classe, soit une amende pouvant atteindre 750 € par infraction, et certaines infractions se comptent par salarié concerné, ce qui peut faire grimper l’addition dans une entreprise de taille moyenne.

Mais comme souvent, la sanction directe n’est pas le vrai enjeu. Un affichage absent ou négligé signale à l’inspection du travail une gestion sociale approximative et invite à regarder de plus près le reste (contrats, durée du travail, sécurité). À l’inverse, un panneau tenu proprement est un signal de sérieux qui met en confiance. Le coût de la conformité est ici dérisoire au regard du risque : quelques affiches à jour et une revue annuelle.

Le cas des TPE et des petites structures

Une petite entreprise n’échappe pas à l’affichage, mais sa liste est plus courte et sa mise en conformité rapide. Concrètement, une TPE de moins de onze salariés doit surtout veiller au socle : coordonnées de l’inspection et de la médecine du travail, numéros d’urgence, interdiction de fumer et de vapoter, textes sur l’égalité, le harcèlement et les discriminations, horaires de travail, et l’accès au document unique.

Le piège le plus courant en TPE n’est pas l’ignorance mais l’oubli dans la durée : un panneau installé à la création, jamais mis à jour, avec un inspecteur qui a changé et une médecine du travail dont le numéro n’est plus le bon. Rattacher la revue de l’affichage à un rendez-vous annuel déjà existant (la préparation du bilan, la rentrée) suffit à rester en règle sans y penser toute l’année. C’est la même logique que le livret d’accueil remis aux nouveaux arrivants : des informations utiles qui ne valent que si elles sont tenues à jour.

Affichage physique ou panneau tout-en-un : que choisir

Plusieurs éditeurs vendent des panneaux « tout-en-un » qui regroupent les mentions obligatoires sur une seule affiche plastifiée, parfois avec un abonnement de mise à jour. Ces solutions ont un intérêt réel : elles font gagner du temps et réduisent le risque d’oubli d’une mention. Deux réserves cependant. D’une part, un panneau générique ne contient jamais les informations propres à votre entreprise (les coordonnées exactes de votre inspection et de votre médecine du travail), qu’il faut ajouter. D’autre part, un abonnement de mise à jour n’a d’intérêt que si les mentions changent souvent, ce qui n’est pas le cas de la plupart.

Pour beaucoup de petites structures, une solution parfaitement valable et gratuite consiste à composer soi-même son affichage à partir des modèles publics et des textes officiels, puis à y ajouter ses coordonnées locales. L’essentiel n’est pas le support mais l’exhaustivité et l’actualité des informations.

Affichage obligatoire et gestion RH numérique

La bascule d’une partie des obligations vers une communication « par tout moyen » a rapproché l’affichage obligatoire de la gestion RH quotidienne. Les conventions collectives, l’ordre des congés, l’accès au document unique, le règlement intérieur : autant d’informations qui gagnent à vivre dans un espace RH centralisé plutôt que dispersées entre un panneau, un classeur et des e-mails.

Un outil de gestion d’entreprise ne remplace pas le panneau physique du socle de sécurité, qui reste obligatoire, mais il facilite la part documentaire : diffuser une note à tous les salariés, centraliser les documents RH accessibles à chacun, tracer qui a été informé de quoi. Dans Djaboo, les documents du personnel et les communications internes vivent au même endroit que le reste de la gestion, ce qui aide à prouver, le jour d’un contrôle, que l’information a bien été portée à la connaissance des salariés. La gestion des ressources humaines d’une petite entreprise se simplifie quand ces obligations cessent d’être éparpillées.

Cas particuliers fréquents

  • Restaurant et commerces de bouche : aux affichages destinés aux salariés s’ajoutent des mentions propres au secteur (par exemple l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs, l’origine de certaines viandes, les allergènes), mais celles-ci relèvent de la réglementation commerciale et sanitaire, distincte de l’affichage obligatoire au titre du droit du travail traité ici.
  • Chantiers du BTP : l’affichage se double d’obligations propres au chantier (panneau de chantier, coordonnées des intervenants, consignes de sécurité spécifiques). Le panneau « salariés » reste dû dans les locaux de l’entreprise et, le cas échéant, sur la base vie du chantier.
  • Le code APE : contrairement à une idée reçue, le code APE ou NAF ne fait pas partie de l’affichage obligatoire destiné aux salariés. Cette confusion vient de son omniprésence sur les documents administratifs de l’entreprise.
  • Télétravail et sites sans local : pour les salariés qui ne fréquentent pas de local de l’entreprise, les informations relevant du « par tout moyen » leur sont transmises par voie numérique ; le socle physique reste affiché là où des salariés travaillent en présentiel.

Questions fréquentes sur l’affichage obligatoire

L’affichage obligatoire s’applique-t-il dès le premier salarié ?

Oui. Dès qu’une entreprise emploie un salarié, le socle d’affichage s’applique : coordonnées de l’inspection et de la médecine du travail, numéros d’urgence, interdiction de fumer et de vapoter, textes sur l’égalité, le harcèlement et les discriminations, horaires de travail, accès au document unique. La liste s’allonge ensuite avec les seuils de 11 et 50 salariés.

Peut-on remplacer l’affichage papier par un intranet ?

En partie seulement. Depuis la simplification, plusieurs obligations peuvent être satisfaites par tout moyen, dont un intranet accessible à tous : convention collective, ordre des congés, accès au document unique. En revanche, le socle de sécurité et de recours (inspection du travail, médecine du travail, secours d’urgence, interdiction de fumer et de vapoter, égalité, harcèlement, discriminations, horaires collectifs) reste à afficher physiquement sur le lieu de travail.

Quelles sont les sanctions en cas d’absence d’affichage ?

Le manquement est passible d’une amende (contravention) dont le montant varie selon l’obligation. De nombreux défauts relèvent d’une contravention de 4e classe (jusqu’à 750 € par infraction), et certaines infractions se comptent par salarié concerné. Au-delà de l’amende, un affichage négligé attire l’attention de l’inspection du travail sur le reste de la gestion sociale.

Le règlement intérieur doit-il être affiché dans toutes les entreprises ?

Non. Le règlement intérieur n’est obligatoire qu’à partir de 50 salariés. Dans ces entreprises, il doit être affiché à une place convenable et aisément accessible sur les lieux de travail, en plus d’être communiqué aux instances représentatives et déposé au greffe du conseil de prud’hommes.

Faut-il afficher le code APE de l’entreprise ?

Non, le code APE (ou NAF) ne fait pas partie des affichages obligatoires destinés aux salariés. Il figure sur les documents administratifs et commerciaux de l’entreprise, mais aucune obligation d’affichage sur le lieu de travail ne le concerne. La question revient souvent par confusion avec les nombreux documents où ce code apparaît.

Où doit-on placer le panneau d’affichage ?

Dans un lieu facilement accessible où les salariés passent : entrée, salle de pause, vestiaires, à proximité de la pointeuse. L’affichage doit être consultable librement, lisible et à jour. Un panneau enfermé dans un bureau ou recouvert d’autres documents ne remplit pas l’obligation. Chaque établissement dispose de son propre affichage avec les coordonnées locales.

Un panneau tout-en-un du commerce suffit-il à être en règle ?

Il aide, mais ne suffit pas seul. Un panneau générique regroupe les mentions communes, mais il faut y ajouter les informations propres à votre entreprise, en particulier les coordonnées exactes de votre inspection du travail et de votre service de santé au travail, et le maintenir à jour. Composer son affichage à partir des modèles publics officiels est une alternative gratuite et tout aussi valable.

À quelle fréquence mettre à jour l’affichage ?

Il n’y a pas de périodicité imposée, mais une revue annuelle est la bonne habitude, car les coordonnées de l’inspection et de la médecine du travail et certains textes évoluent. Toute mise à jour doit être répercutée sans délai lorsqu’une information change (déménagement, changement de service de santé au travail, évolution législative notable).

L’essentiel à retenir

L’affichage obligatoire en entreprise s’impose dès le premier salarié et s’étoffe aux seuils de 11 et 50 salariés. Un socle de sécurité et de recours reste à afficher physiquement (inspection et médecine du travail, secours d’urgence, interdiction de fumer et de vapoter, égalité, harcèlement, discriminations, horaires, et le règlement intérieur au-delà de 50 salariés), tandis qu’une part documentaire peut être communiquée par tout moyen, intranet compris, à condition d’être réellement accessible à tous. Le manquement est passible d’une amende, mais le vrai enjeu est la confiance : un panneau à jour et bien placé est un signal de sérieux, à l’inverse d’un affichage périmé qui attire le contrôle. Pour une TPE ou une PME, la conformité tient en peu de choses : composer un affichage complet, le placer là où les salariés passent, et le revoir une fois par an.

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