Le plan comptable général est la liste normalisée des comptes que toute entreprise française utilise pour enregistrer ses opérations. Chaque compte porte un numéro dont le premier chiffre indique la classe, et cette logique suffit à retrouver le bon compte dans la grande majorité des cas.
| Numéro | Intitulé | Solde |
|---|---|---|
| 401000 | Fournisseurs | 6 500,00 |
| 411000 | Clients | 12 000,00 |
| 512000 | Banque | 13 700,00 |
| 706000 | Prestations | 80 000,00 |


































Chaque facture, chaque dépense et chaque règlement se range dans le bon compte au moment où il est saisi.
Vous n'avez pas à construire votre plan de comptes de zéro. La liste des comptes est fournie selon le plan comptable général, des comptes de capitaux aux comptes spéciaux, et vous ne gardez que ce que votre activité utilise.
| Numéro | Intitulé | Solde |
|---|---|---|
| 101000 | Capital | 10 000,00 |
| 401000 | Fournisseurs | 6 500,00 |
| 411000 | Clients | 12 000,00 |
| 512000 | Banque | 13 700,00 |
| 706000 | Prestations de services | 80 000,00 |
La difficulté n'est pas de connaître la nomenclature, c'est de l'appliquer sans y penser. Le compte est proposé quand vous enregistrez la pièce, et le choix précédent pour le même fournisseur est mémorisé.
Les mêmes écritures se relisent de trois façons : par date dans le journal, par compte dans le grand livre, en une ligne par compte dans la balance. Le cabinet récupère le tout déjà classé.
| Compte | Débit | Crédit |
|---|---|---|
| 411 Clients | 96 000 | 84 000 |
| 401 Fournisseurs | 42 000 | 48 500 |
| 706 Prestations | 0 | 80 000 |
| Total | 291 700 | 291 700 |
Une seule saisie alimente le journal, le grand livre, la balance et l'export remis au cabinet.
La numérotation du plan comptable est décimale et hiérarchique. Le premier chiffre désigne la classe, le deuxième le sous-ensemble, et les suivants affinent le détail. Le compte 411 se lit ainsi : classe 4, comptes de tiers, puis 41 pour les clients, puis 411 pour les créances clients ordinaires.
Cette construction a une conséquence pratique. Vous n'avez pas à mémoriser des centaines de numéros : il suffit de connaître les huit classes et de descendre par niveaux jusqu'au compte qui correspond à votre opération. Une entreprise de dix salariés utilise couramment une trentaine de comptes, rarement davantage.
Compte | Intitulé |
|---|---|
1 | Comptes de capitaux |
2 | Comptes d'immobilisations |
3 | Comptes de stocks et en-cours |
4 | Comptes de tiers |
5 | Comptes financiers |
6 | Comptes de charges |
7 | Comptes de produits |
8 | Comptes spéciaux |
Les classes 1 à 5 alimentent le bilan, les classes 6 et 7 alimentent le compte de résultat. La classe 8 regroupe des comptes particuliers, peu utilisés dans une petite structure.
La classe 1 enregistre les ressources durables de l'entreprise : ce qu'ont apporté les associés, ce que l'activité a mis en réserve, et ce qui a été emprunté à long terme.
Compte | Intitulé |
|---|---|
10 | Capital et réserves |
101 | Capital |
106 | Réserves |
108 | Compte de l'exploitant |
11 | Report à nouveau |
12 | Résultat de l'exercice |
13 | Subventions d'investissement |
14 | Provisions réglementées |
15 | Provisions |
16 | Emprunts et dettes assimilées |
164 | Emprunts auprès des établissements de crédit |
17 | Dettes rattachées à des participations |
18 | Comptes de liaison des établissements et sociétés en participation |
La classe 2 regroupe les biens destinés à servir durablement. Un bien qui sera consommé dans l'exercice n'y a pas sa place : il relève des charges de la classe 6.
Compte | Intitulé |
|---|---|
20 | Immobilisations incorporelles |
201 | Frais d'établissement |
205 | Concessions, brevets, licences, logiciels |
206 | Droit au bail |
207 | Fonds commercial |
21 | Immobilisations corporelles |
211 | Terrains |
213 | Constructions |
215 | Installations techniques, matériel et outillage |
2182 | Matériel de transport |
2183 | Matériel de bureau et matériel informatique |
2184 | Mobilier |
23 | Immobilisations en cours |
26 | Participations et créances rattachées |
275 | Dépôts et cautionnements versés |
28 | Amortissements des immobilisations |
29 | Dépréciations des immobilisations |
La classe 3 ne concerne que les entreprises qui détiennent des marchandises, des matières ou des travaux non achevés. Une activité de service sans stock n'utilise pas cette classe.
Compte | Intitulé |
|---|---|
31 | Matières premières et fournitures |
32 | Autres approvisionnements |
33 | En-cours de production de biens |
34 | En-cours de production de services |
35 | Stocks de produits |
37 | Stocks de marchandises |
39 | Dépréciations des stocks et en-cours |
C'est la classe la plus utilisée au quotidien. Elle enregistre tout ce que l'entreprise doit et tout ce qu'on lui doit : fournisseurs, clients, salariés, organismes sociaux et administration fiscale.
Compte | Intitulé |
|---|---|
40 | Fournisseurs et comptes rattachés |
401 | Fournisseurs |
404 | Fournisseurs d'immobilisations |
408 | Fournisseurs, factures non parvenues |
409 | Fournisseurs débiteurs |
41 | Clients et comptes rattachés |
411 | Clients |
413 | Clients, effets à recevoir |
416 | Clients douteux ou litigieux |
418 | Clients, produits non encore facturés |
419 | Clients créditeurs |
42 | Personnel et comptes rattachés |
421 | Personnel, rémunérations dues |
425 | Personnel, avances et acomptes |
428 | Personnel, charges à payer |
43 | Sécurité sociale et autres organismes sociaux |
431 | Sécurité sociale |
437 | Autres organismes sociaux |
44 | État et autres collectivités publiques |
444 | État, impôts sur les bénéfices |
445 | État, taxes sur le chiffre d'affaires |
44551 | TVA à décaisser |
44566 | TVA déductible sur autres biens et services |
44571 | TVA collectée |
455 | Associés, comptes courants |
46 | Débiteurs et créditeurs divers |
471 | Comptes d'attente |
486 | Charges constatées d'avance |
487 | Produits constatés d'avance |
49 | Dépréciations des comptes de tiers |
La classe 5 suit la trésorerie disponible. C'est elle qui est confrontée au relevé bancaire lors du rapprochement.
Compte | Intitulé |
|---|---|
50 | Valeurs mobilières de placement |
51 | Banques, établissements financiers |
512 | Banques |
514 | Chèques postaux |
53 | Caisse |
58 | Virements internes |
59 | Dépréciations des comptes financiers |
La classe 6 enregistre tout ce que l'activité consomme. Les comptes 60 à 65 correspondent à l'exploitation courante, le 66 au financier, le 67 à l'exceptionnel.
Compte | Intitulé |
|---|---|
60 | Achats |
601 | Achats de matières premières |
602 | Achats d'autres approvisionnements |
6061 | Fournitures non stockables : eau, énergie |
6063 | Fournitures d'entretien et petit équipement |
6064 | Fournitures administratives |
607 | Achats de marchandises |
609 | Rabais, remises et ristournes obtenus |
61 | Services extérieurs |
613 | Locations |
615 | Entretien et réparations |
616 | Primes d'assurances |
62 | Autres services extérieurs |
621 | Personnel extérieur à l'entreprise |
622 | Rémunérations d'intermédiaires et honoraires |
623 | Publicité, publications, relations publiques |
625 | Déplacements, missions et réceptions |
626 | Frais postaux et de télécommunications |
627 | Services bancaires et assimilés |
63 | Impôts, taxes et versements assimilés |
64 | Charges de personnel |
641 | Rémunérations du personnel |
645 | Charges de sécurité sociale et de prévoyance |
65 | Autres charges de gestion courante |
661 | Charges d'intérêts |
67 | Charges exceptionnelles |
681 | Dotations aux amortissements et provisions |
695 | Impôts sur les bénéfices |
La classe 7 enregistre ce que l'activité génère. La distinction entre 706 et 707 compte : une prestation de services et une revente de marchandise ne se traitent pas de la même façon, ni commercialement ni fiscalement.
Compte | Intitulé |
|---|---|
70 | Ventes de produits fabriqués, prestations de services, marchandises |
701 | Ventes de produits finis |
706 | Prestations de services |
707 | Ventes de marchandises |
708 | Produits des activités annexes |
709 | Rabais, remises et ristournes accordés |
71 | Production stockée |
72 | Production immobilisée |
74 | Subventions d'exploitation |
75 | Autres produits de gestion courante |
76 | Produits financiers |
77 | Produits exceptionnels |
78 | Reprises sur amortissements et provisions |
79 | Transferts de charges |
Peu employée dans une TPE, la classe 8 sert à des engagements hors bilan et à des écritures de clôture particulières.
Compte | Intitulé |
|---|---|
80 | Engagements donnés et reçus |
88 | Résultat en instance d'affectation |
89 | Bilan d'ouverture et de clôture |
Une dépense consommée dans l'exercice est une charge de classe 6. Un bien qui servira plusieurs années est une immobilisation de classe 2. C'est le premier tri, et c'est celui qui pèse le plus sur le résultat affiché.
Une facture reçue mais non payée crée une dette fournisseur en 401. Son règlement fait ensuite bouger un compte financier de classe 5. Confondre les deux revient à enregistrer deux fois la même opération.
Le plan comptable général est un cadre, pas une obligation d'utiliser tous les comptes. Chaque entreprise en retient une partie, éventuellement subdivisée. Créer un compte nouveau alors qu'un compte équivalent existe déjà rend les comparaisons entre exercices impossibles.
Enregistrer un investissement en classe 6 fait plonger le résultat de l'exercice et prive l'entreprise de l'étalement par amortissement. C'est l'erreur la plus lourde de conséquences.
Le compte 471 est fait pour les opérations dont l'affectation n'est pas encore connue. S'il n'est pas soldé avant la clôture, il devient une zone d'ombre que l'expert-comptable devra reconstituer.
La TVA collectée sur les ventes et la TVA déductible sur les achats ont des comptes distincts, 44571 et 44566. Les additionner dans un même compte rend la déclaration impossible à justifier.
Les prélèvements personnels du dirigeant en entreprise individuelle passent par le compte 108, pas par une charge. Une dépense personnelle enregistrée en charge fausse le résultat et expose à un redressement.
La classification des comptes n'est pas une abstraction. C'est elle qui permet de présenter les comptes annuels sans retraitement manuel : les classes 1 à 5 forment les comptes de bilan, les classes 6 et 7 les comptes de gestion.
Le bilan comptable décrit le patrimoine de l'entreprise à une date donnée. À l'actif, on retrouve les comptes d'immobilisations de la classe 2, les comptes de stocks et en-cours de la classe 3, la partie débitrice des comptes de tiers de la classe 4 et les comptes financiers de la classe 5. Au passif figurent les comptes de capitaux de la classe 1, dont les capitaux propres et les emprunts, ainsi que les dettes envers les fournisseurs, les salariés et l'administration fiscale.
Le compte de résultat oppose les comptes de charges de la classe 6 aux comptes de produits de la classe 7. Chaque opération enregistrée dans ces classes correspond à un flux de l'exercice, et non à un élément durable. C'est cette séparation entre comptes de bilan et comptes de gestion qui rend automatique la production du bilan et du compte de résultat à la clôture.
Le plan comptable général est une liste des comptes de référence, pas une obligation d'utiliser toutes les racines qu'il propose. Chaque société construit son propre plan de comptes en sélectionnant les comptes utilisés par son activité, puis en les subdivisant.
La règle est simple : un compte doit correspondre à la nature de l'opération, jamais à sa destination. Un achat de marchandise reste en 607 même s'il est revendu à un client précis. Une dépense d'énergie reste en 606 même si elle concerne un chantier particulier. Pour identifier le compte principal, il suffit de se demander de quoi il s'agit, pas à quoi cela sert.
Ouvrir un 411DUPONT ou un 706001 ne pose aucun problème tant que la racine reste celle du plan comptable général. Les états de synthèse regroupent les comptes par racine, ce qui permet de garder un suivi client très fin sans alourdir la présentation des comptes annuels.
Le règlement ANC 2022-06 modernise la présentation des comptes annuels pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025. Il ne modifie pas la classification en huit classes, mais revoit le contenu du résultat exceptionnel et la présentation de certaines rubriques du compte de résultat.
Concrètement, la plupart des racines restent identiques et les écritures comptables courantes ne changent pas. Ce sont surtout les comptes spéciaux et le traitement des opérations non récurrentes qui demandent une relecture avec votre expert-comptable. Vérifiez que votre logiciel applique bien les règles comptables en vigueur avant la première clôture concernée.
Une norme commune à toutes les entreprises en France a un avantage direct : n'importe quel professionnel comprend vos chiffres sans explication. Votre expert-comptable, votre banque et l'administration lisent le même document, avec les mêmes numéros de comptes.
Cette conformité facilite aussi les contrôles. Un fichier des écritures comptables conforme, des comptes de tiers à jour et des comptes financiers rapprochés suffisent à justifier un impôt calculé correctement. Côté gestion, la même classification permet de suivre la trésorerie, les stocks et les marges sans construire de tableau parallèle.
Le PCG est la nomenclature officielle qui classe l'ensemble des comptes utilisables par une entreprise française. Sa définition tient en une phrase : une liste normalisée de numéros et d'intitulés, complétée par les règles d'évaluation et de présentation à appliquer. C'est le référentiel comptable applicable à la quasi-totalité des sociétés commerciales.
Dans la comptabilité d'une entreprise, chaque opération est traduite de la même manière : un compte débité, un compte crédité, tous deux issus des classes de comptes du référentiel. Les opérations comptables courantes peuvent concerner les comptes de la classe 4 pour les tiers, ceux de la classe 5 pour les opérations financières, et les classes 6 et 7 pour les charges et produits.
Les logiciels regroupent les comptes par racine pour établir le jeu de bilan et de compte de résultat. Cette agrégation explique pourquoi l'ensemble des comptes doit rester rattaché à une racine officielle : une racine inventée ne correspond à aucune rubrique et fausse la lecture des états.
Les obligations comptables d'une société commerciale ne se limitent pas à tenir des livres. Il faut pouvoir justifier chaque écriture, conserver les pièces et produire un fichier des écritures conforme en cas de contrôle. Utiliser des comptes comptables normalisés rend cette justification simple, y compris pour les opérations avec une entreprise liée, enregistrées dans les comptes de groupe et associés.
L'intérêt final est de faciliter la circulation de l'information financière. Un banquier, un investisseur ou un repreneur doit comprendre l'activité de l'entreprise en ouvrant la balance, sans demander de traduction. C'est exactement ce que le plan comptable général garantit, année après année.
Commencez par extraire de la nomenclature officielle la liste des comptes utiles à votre secteur d'activité. Un artisan du bâtiment et une agence de conseil n'ont pas les mêmes comptes utilisés : le premier suit des achats de matériaux, la seconde des honoraires. Réduire la liste des comptes à ce qui sert vraiment est la première façon de faciliter la saisie.
Une fois la sélection faite, les numéros de comptes ne doivent plus bouger d'un exercice à l'autre. C'est cette stabilité qui permet un suivi comparatif d'une année sur l'autre et qui aide à comprendre l'évolution réelle des marges. Tout professionnel qui reprend le dossier doit retrouver les mêmes repères, avec les mêmes numéros de comptes.
À la saisie, la question est toujours la même : quelle est la nature de la dépense, et à quelle catégorie du référentiel correspond-elle ? Identifier le compte principal prend quelques secondes quand la classification des comptes est claire, et bien plus longtemps quand elle ne l'est pas.
Avant de clôturer, relisez l'actif et le passif du bilan comptable. Les capitaux propres doivent refléter le résultat de l'exercice, les comptes de tiers doivent être soldés ou justifiés, et le patrimoine de l'entreprise doit correspondre à la réalité. Ce contrôle de conformité évite les régularisations tardives et sécurise le bilan comptable remis à la banque.
Les règles évoluent. En France, l'Autorité des normes comptables publie les mises à jour du référentiel, et il faut les appliquer dès l'exercice concerné. Un logiciel tenu à jour applique ces règles comptables sans intervention, ce qui sécurise la conformité et le suivi du patrimoine de l'entreprise.
Le premier réflexe consiste à toujours classer selon la nature de l'opération. Une facture d'intérim est une charge de personnel extérieur, pas un salaire. Un logiciel acheté en licence perpétuelle est une immobilisation à l'actif, pas une charge. Identifier correctement la catégorie dès la saisie évite des heures de reclassement, et facilite la lecture de l'actif au bilan.
Le deuxième réflexe est de tenir un document interne qui explique, en une ligne par compte, ce que l'on y met. Ce mémo suffit à faire comprendre la logique à un nouveau collaborateur ou à un professionnel externe, et rend la classification des comptes reproductible d'une année sur l'autre.
Le troisième réflexe est une revue annuelle des comptes utilisés. Les comptes jamais mouvementés sont désactivés, ceux qui concentrent trop d'écritures sont subdivisés. Une entreprise qui change de secteur d'activité ou ouvre une nouvelle activité doit adapter sa liste plutôt que forcer ses opérations dans des comptes approximatifs.
Djaboo est un logiciel de gestion tout-en-un pour les TPE et PME en France. Les factures, les achats et les encaissements sont rattachés automatiquement aux bons comptes, l'actif et les capitaux propres se mettent à jour à chaque écriture, et l'export destiné à votre expert-comptable respecte les règles comptables en vigueur. Vous gardez un suivi précis, avec un plan de comptes principal stable et une classification des comptes cohérente, sans saisir un seul numéro à la main.
Dans la comptabilité d'une entreprise, les opérations comptables suivent un chemin unique : une pièce, deux comptes comptables, un montant. Les classes du plan comptable déterminent lequel est débité et lequel est crédité. Les opérations financières passent par les comptes de la classe 5, les opérations avec les tiers par les comptes de la classe 4. Cette mécanique rend les opérations comptables prévisibles, y compris pour les opérations financières les plus courantes.
Au moment de présenter les comptes annuels, le logiciel doit regrouper les comptes par rubrique. Les charges et produits de l'exercice alimentent le compte de résultat, le reste alimente le bilan. Regrouper les comptes correctement suppose que chaque écriture ait été affectée à la bonne racine dès le départ, sans quoi présenter les comptes annuels devient un exercice de retraitement.
Bien utilisées, les classes du plan comptable racontent l'activité de l'entreprise : la structure des charges et produits montre le modèle économique, le poids des comptes de la classe 2 montre l'intensité des investissements. C'est pour cette raison que le choix des comptes comptables mérite quelques minutes de réflexion au démarrage de l'activité de l'entreprise, plutôt qu'une correction après coup dans la comptabilité d'une entreprise déjà installée.
Toute entreprise qui tient une comptabilité informatisée doit pouvoir remettre à l'administration un fichier normalisé, le FEC, en cas de vérification. Ce fichier reprend l'intégralité des écritures de l'exercice dans un format imposé, avec pour chaque ligne la date, le journal, le libellé, le sens et le montant. Sa production est automatique dès lors que la saisie a respecté le référentiel : c'est un bon test de la qualité de votre tenue.
La réforme française de la facturation électronique impose deux échéances. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent être capables de recevoir une facture électronique. L'obligation d'émettre s'applique à la même date pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, puis au 1er septembre 2027 pour les PME et les TPE.
Concrètement, les factures transiteront par une plateforme agréée et arriveront dans votre outil de gestion sous forme de données structurées, et non de PDF à ressaisir. L'affectation devient alors automatique : le fournisseur, le montant, la TVA et la nature de la dépense sont connus dès la réception.
Trois chantiers se préparent sans attendre l'échéance. Le premier consiste à fiabiliser les données de vos tiers : raison sociale, SIREN et numéro de TVA intracommunautaire doivent être exacts, car la plateforme les contrôle. Le deuxième est de vérifier que votre outil sait produire un export conforme et une piste d'audit fiable. Le troisième est de former les personnes qui saisissent, car une affectation erronée se propage désormais plus vite qu'avant.
Un bon outil pour une TPE n'est pas la version réduite d'un progiciel de grand groupe. Regardez d'abord si le référentiel livré par défaut correspond à votre métier, puis si vous pouvez le modifier vous-même sans intervention d'un prestataire. Vérifiez ensuite la qualité des exports destinés à votre cabinet : un export incomplet se paie en heures de ressaisie.
Les gains les plus nets viennent de trois automatismes. La reconnaissance des pièces évite de saisir les montants à la main. Les règles d'affectation mémorisent le traitement appliqué la fois précédente à un même fournisseur. Le rapprochement bancaire automatique signale immédiatement les écarts, au lieu de les découvrir à la clôture.
Le dernier critère est collaboratif. Le dirigeant, l'assistante administrative et l'expert-comptable doivent voir la même donnée en même temps, avec des droits distincts. Les allers-retours par messagerie et les classeurs partagés en fin de trimestre appartiennent à une autre époque, et ils sont la première cause d'erreurs d'affectation.
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